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Après l’interception d’un de ses avions par l’armée de l’air française: Les précisions d’Air Algérie

L’avion algérien a suivi à la lettre les consignes de la navigation et de la sécurité sur l’espace étranger ainsi que son plan de vol. Il est admis que l’équipage algérien n’a reçu, en aucun moment, un appel sur la fréquence de secours prévue par le code la navigation. Le contrôle aérien français s’est contenté seulement d’informer Air Algérie qu’une procédure d’identification de son appareil a été lancée par les militaires français. Le mobile de l’interception de cet avion lui restera inconnu. A noter que ces interceptions d’avions qui entrent dans une procédure d’usage par les compagnies aériennes, sont régies en cas de perte de communication radio ou d’appel entre le contrôle aérien du pays de l’espace d’accueil et un avion en vol. Ce ne serait pourtant pas le cas de l’avion algérien en partance mardi de Constantine vers la ville française puisque la compagnie Air Algérie assure dans un communiqué que son équipage à bord de l’avion n’a reçu aucun autre appel du contrôle aérien français hormis l’appel qui l’a transféré vers un point de navigation. Ce qui ajoute de l’interrogation est que le centre de contrôle des opérations d’Air Algérie n’a reçu aucun appel du service civil ou militaire français l’informant sur une possible perte de communication avec l’avion algérien. Tout compte fait, la compagnie Air Algérie a apporté jeudi soir des éclaircissements concernant l’interception » d’un de ses appareils en partance de Constantine à destination de Lyon mardi 9 janvier, par l’armée de l’air française. Elle précise qu’en quittant l’espace aérien algérien, l’avion d’Air Algérie « a été normalement transféré sur la fréquence du contrôle aérien français. Celui-ci, ajoute-t-elle, a donné un code radar et l’a autorisé à opérer directement vers un point de navigation. Une instruction qui a été suivie par l’équipage d’Air Algérie», explique à l’APS le chef de division des affaires générales de la compagnie aérienne nationale, M. Reda Toubal Seghir. Le suspense viendra justement après ce premier appel. « Mais depuis cet appel, l’équipage d’Air Algérie n’a reçu aucun autre appel du contrôle aérien français jusqu’au moment où un avion d’une compagnie aérienne étrangère opérant dans le même espace a contacté notre équipage sur la fréquence de secours lui demandant d’entrer en contact avec le contrôle aérien français», a précise le même responsable. «Il est à préciser que l’avion algérien a suivi normalement son plan de vol et sans déviation de trajectoire», poursuit M. Toubal Seghir. Prenant contact avec le contrôle aérien français, ce dernier informa notre équipage qu’une procédure d’identification a été initiée par les militaires français par l’envoi d’un chasseur, qui est une procédure de sécurité applicable à l’ensemble des compagnies aériennes. Elle vise à s’assurer, en cas de perte de communication radio ou de déviation de trajectoire sans autorisation, que l’aéronef n’est pas sous le coup d’une intervention illicite ou autre», précise-t-il. M. Toubal Seghir fait savoir que « l’équipage demeure en toute circonstance à l’écoute sur deux fréquences: la fréquence de contrôle aérien de la zone où se trouve l’avion ainsi que la fréquence unique de veille et de secours utilisée par les pilotes et les contrôleurs aériens et également par les militaires en cas de problème sur la fréquence de travail.» Or, affirme-t-il, « à aucun moment, l’équipage de notre vol n’a reçu d’appel sur cette fréquence de secours prévue justement pour ce cas». De plus, Air Algérie « a mis à la dispositions des services de contrôle aérien civils et militaires des contacts avec la direction du Centre de contrôle des opérations (centre de suivi permanent des vols) qui a aussi pour charge de communiquer toute situation particulière permettant de maintenir le contact entre les équipages en vol et les responsables au sol via un système de communication propre par message écrit (système acars)», poursuit la même source. Dans ce cas précis, le Centre de contrôle des opérations d’Air Algérie (CCO) «n’a jamais reçu d’appel de la part du service aérien civil ou militaire pour lui signifier ou l’informer d’une perte de communication avec ce vol», précise M. Toubal Seghir. Mais à toutes fins utiles, Air Algérie « a demandé la transcription des messages radios entre l’avion et les services de contrôle aériens», détaille le même responsable, ajoutant que «cette transcription permettra de situer les éventuelles défaillances d’un côté comme de l’autre ».

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