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Fort rebond de la croissance en 2018 en Algérie: L’optimisme de la Banque Mondiale

Ainsi, le produit intérieur brut atteindra 3,6 % devançant de très loin les taux de 2017 (1%). C’est la Banque mondiale qui le préconise dans son bilan semestriel concernant les prévisions de la croissance mondiale, publié à washington. C’est dire les signes d’une relance de l’économie seraient au vert à en croire cette institution. Le taux de croissance risque en effet d’être dans les prochains mois, «élevé» par rapport à ce qu’il était l’année dernière, sur l’édition de la Banque mondiale de juin. Ce qu’il ne faut pas vraiment occulter est le fait que ces prévisions d’un organisme qui plus est, mondial, inspirent un léger mieux concernant notamment les dividendes du baril du pétrole durant ce semestre. L’Algérie a instauré au temps de l’ex Premier ministre M.Abdelmalek Sellal, un plan de croissance qui court à 2019. D’ailleurs la Banque mondiale (BM) n’omet pas de le mentionner implicitement, l‘Algérie à l’instar d’autres pays de Mena, comme l’Arabie saoudite, a su poursuivre sa politique de préservation du pouvoir d’achat des démunis. Le moins que l’on puisse dire est que la Banque mondiale a soutenu l’option de cette croissance de l’économie algérienne à la faveur de certains indicateurs dont les exportations du pétrole à la période février-mars, la diversification des revenus de l’économie hors hydrocarbures (tourisme, agriculture, exportation de produits dont les dattes et les véhicules lourds ect), ainsi que les mesures de l’austérité budgétaire et de soutien à l’investissement et aux partenariats publics et privés. La Banque mondiale a relevé mardi ses prévisions de croissance en Algérie pour 2018 et 2019. Elle a fait état d’un «rebond» qui sera notamment soutenu par les nouvelles mesures budgétaires du gouvernement concernant le financement de l’investissement. Il n’y a pas que cela, l’Algérie a écarté le recours à l’endettement extérieur avec les risques qu’il suppose sur le plan de rééchelonnement, pour doper les matelas des entreprises. Il ressort que notre pays poursuit sensiblement sa politique d’autonomie financière en puisant dans la richesse locale et la production nationale de ses entreprises. D’un ton plus optimiste qu’on lui reconnaît, l’institution de Bretton Woods relève que la croissance du PIB de l’Algérie devrait s’établir à 3,6% en 2018 contre 1% prévu dans sa dernière édition de juin 2017, soit une hausse de 2,6 points. La BM a également ajusté à la hausse ses prévisions de croissance pour 2017 à 2,2% contre 1,8% prévu initialement ce qui représente un écart de 0,4 point. Si la croissance devrait se tasser légèrement en 2019 à 2,5%, elle restera cependant en hausse d’un point (1) par rapport à la prévision de 1,5% anticipée en juin dernier, selon les mêmes pronostics. Les nouvelles dépenses d’investissement et les mesures budgétaires prévues dans la nouvelle loi de finance 2018 devraient porter à la hausse la croissance de l’Algérie à court terme, commente la BM. « En Algérie, les nouvelles dépenses publiques d’investissement liées au budget 2018 et l’orientation budgétaire plus expansionniste que prévu devraient doper la croissance à court terme », relève la BM dans le chapitre consacré aux perspectives de croissance dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (Mena). Pour cette année, l’Algérie tiendra une cadence élevée et fera mieux que la majorité des pays de la région Mena, y compris les exportateurs de pétrole, où la croissance va marquer le pas, selon la BM. La Banque mondiale a en effet abaissé ses prévisions de juin dernier pour trois pays du Conseil de coopération du Golfe (Arabie Saoudite, Kuwait et Oman), ainsi que pour le Maroc (-0,6 point) et la Tunisie (-0,3 point) en 2018. Le rapport ambitieux de la BM note que de nombreux pays exportateurs de pétrole à l’instar de l’Algérie, l’Arabie Saoudite ou la Russie ont entrepris des mesures pour « consolider leur budget et rééquilibrer les recettes et les dépenses » suite à la chute des prix de pétrole. La BM souligne que ces pays ont poursuivi leurs efforts de diversification économique. Elle cite l’Algérie, les Emirats arabes Unis et le Nigeria qui ont réussi à « améliorer sensiblement » leur climat des affaires dans une démarche visant à doper l’investissement. La BM note que la réforme des subventions de l’énergie, menée par ces pays pétroliers a été accompagnée en Algérie et en Arabie Saoudite de mesures pour atténuer l’effet de la hausse des prix sur les plus démunis, tout en renforçant les filets de protection sociale.

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