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Sidi Ali (Mostaganem): L’économie locale, un désert chimérique

Sidi Ali une des plus importantes localités de l’Est de la wilaya qui tait ses maux et s’enferme sur elle sans perspectives économiques. Son économie n’a jamais pu se promouvoir car elle est victime de son manque de stratégie. Cette Daïra recèle des potentialités capables de propulser la localité à un rang digne de sa vocation historique. Une région militante qui a marqué son passé glorieux par le sang de ses chouhada. Sidi Ali, la glorieuse par ses enfants aux sacrifices indélébiles, rate le coche du développement économique. Sidi Ali est restée cloîtrée dans ses souks à l’ancienne comme si l’investissement industriel ne lui est pas adaptable. Dans la Daïra il n’y a presque aucun projet porteur d’espoir pour un taux de population jeune plus élevé que la moyenne. L’espoir pour les milliers de jeunes étudiants sortants de l’université est illusoire car le chômage a pris place à Sidi Ali. Les diplômés du CFPA galèrent sans visibilité aucune. Une inquiétante situation pour des jeunes sans horizons, des jeunes rongés par l’amertume du néant. La population de Sidi Ali est une population confiante qui va, en masse, aux urnes à chaque échéance électorale à la recherche de l’espoir. Il convient de se questionner sur ce manque flagrant des investissements dans la localité. L’équation est toute faite, s’il n’y a pas de travail pour les jeunes, c’est qu’il n’y a pas d’entreprises de production. Dans les années quatre vingt dix, il y a eu la création d’une ZAC (zone d’activités) de 34 lots, mais, par désinternement et par défaut de visions, elle a été détournée de sa vocation. L’investissement productif est inexistant et le chômage des jeunes est alarmant. Il va falloir que les élus locaux et nationaux, en collaboration avec l’administration, coordonnent leurs efforts afin de créer et de promouvoir l’investissement dans la région. Dans une région où 65 pour cent de la population a moins de 30 ans, le manque d’opportunités d’emploi offre de moins en moins d’alternatives à une partie de la jeunesse qui finit par basculer dans la délinquance de toute formes. A Sidi Ali, on doit travailler sur un plan d’investissement spécial qui servirait à donner un essor à l’économie. Ceci encouragerait la consommation et servirait aussi à préserver les petits commerces qui tendent à disparaître. La dernière visite d’une commission de l’APW s’est justement penchée sur toute cette problématique du chômage de masse chez les jeunes. Car les élus ont eux aussi conscience que la stabilité de la région reposerait sur la diversification des investissements pourvoyeurs de postes d’emplois. On ne peut être de Sidi Ali et avoir un emploi à Mesra, c’est incommodant. Sidi Ali est une ville se trouvant sur l’axe Mostaganem-Chlef mais cette ville n’est pas attractive ni par son commerce, ni par son économie par conséquent elle demeure isolée. Sidi Ali pourrait développer le tourisme rural car elle a des atouts à valoriser dans ce contexte. Le  »Musée de la torture » ne peut pas être l’arbre qui cache la forêt. Les citoyens de Sidi Ali aimeraient voir leur localité changer de statut de grand souk, ils souhaiteraient la voir rayonner et que la jeunesse se promeuve dans une vision de sérénité future.

À propos Charef Kassous

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