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Point de Vue: Où sont partis les médicaments des cancéreux?

Et bien, avant de répondre à cette question, il suffit de faire un constat sur la façon dont l’on fait gérer les pharmacies au niveau des hôpitaux ou des établissements hospitaliers. Suite duquel, la réponse vient d’elle-même. A l’instar de ce qui se passe ailleurs, dans les autres secteurs, le relâchement et l’indiscipline imposent leur diktat. Les victimes sont des citoyens malades atteints du cancer. Ils ont besoin d’une prise en charge clinique nécessitant l’administration des médicaments spécifiques, importés en devises pour cet usage dont la santé et le soulagement des patients en découlent grandement. Dans des précédentes chroniques, j’avais insisté sur le fait que la question de la santé et de la gestion des établissements hospitaliers resterait tributaire en grande partie à l’organisation de ces infrastructures. Le système de santé national ne souffre ni d’un manque de cadres qualifiés et compétents, ni de moyens matériels et financiers. La situation est tellement mal organisée que tous les efforts et les moyens déployés aux prix forts, n’ont pu sauver cette situation déplorable qui traîne la patte. Pourquoi ne voulait–on pas que les choses se redressent et retrouvent leur bon chemin ? Et bien, c’est simple. Il y a certainement des «gens» qui y trouvent leurs comptes. D’ailleurs, comme tous les secteurs vitaux de la République, celui de la santé doit également, avoir sa «maffia» qui suce la sève, profitant elle aussi d’une absence quasi perpétuelle et flagrante de ce qu’on appelle «l’autorité de l’Etat». C’est sûr et certain, que ce n’est pas uniquement «les pauvres cancéreux» qui doivent attendre plus longtemps pour voir leurs salutaires médicaments arriver sur dos de chameaux, mais ce cas serait devenu phénoménal ayant infesté tous les secteurs de la santé. Un pharmacien d’hôpital qui n’arrive pas à présenter le médicament au souffrant au temps voulu, ne s’inquiète même pas pour cela. Il sait très bien qu’il travaille dans le pays de l‘impunité. Pourtant, ce qu’il vient de commettre, est passable devant la justice ou du moins devant un Conseil de discipline au niveau de son institution… puisque ça frôle le crime. Comme dit plus haut, tous les secteurs sont envahis d’abord par le manque de discipline et la nonchalance vis-à-vis des règlements et des lois. Ce qui a fait régner une situation de désordre généralisé. Puis, il y a le problème de l’Etat qui ne veut pas ou ne peut pas – je ne sais pas- instaurer sont autorité sur ses citoyens.
alkaderdz62@yahoo.fr

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