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Point de Vue: Jour de l’an «extra-muros»

Une peuplade d’algériens s’est dirigée en ruée vers la Tunisie en ces jours de fin d’année. L’on n’a pas besoin d’expliquer le pourquoi et le comment… Ils sont allés fêter le réveillon. Jusque là, rien n’est impressionnant, sauf le fait qu’officiellement le pays vit une crise, depuis sa chute avec les prix du baril, il y a de ça environ trois années. Les rapports d’informations en provenance des postes frontaliers –quatre en tout- avec la Tunisie font état d’une bousculade d’algériens, jamais enregistrée ou imaginée devant les guichets de la PAF. Deux questions s’imposent dans une situation pareille. D’abord, l’on dit que le pays est – ou serait, en crise ! Ce qui fera dire que des distractions de cette sorte ne sont pas permises, à croire l’hymne disant que les caisses sont vides – ou ont été vidées – peu importe! On nous a même sommés de serrer les ceintures afin de sauver la patrie d’un drame authentique. En suite, ces gens ayant préféré la destination tunisienne pour deux choses: la bonne prestation mondialement exemplaire et bien réputée, puis les prix relativement raisonnables par rapport à leur pays où l’industrie touristique laisse toujours à désirer …Ils appartiennent à la classe moyenne de l’échelle catégorie des citoyens, puisque les hight- life s’aventurent dans des pays lointains, dans les zones touristiques mondiales de première classe…Hawaï, Tahiti, Tonga au pacifique etc.… Donc, cette crise qui a su faire parler d’elle depuis que le pays avait craqué avec ses barils, dont il dépendait affectueusement, ne doit apparemment toucher au fait, qu’une frange de citoyens, ceux qui sont sensés maintenir à leur dépends l’équilibre financier du pays, en vivant chaque jour les folies quotidiennes des envolées des prix…D’ailleurs ces derniers n’ont d’autres ‘causes nobles’ à épouser que d’assurer la substance mensuelle de la marmite. Ils ne perdent pas de temps aux rêves cauchemardesques, voire chimériques de voyager là ou là bas…En effet, il n’existe de crise que pour les damnés de la terre. Cette catégorie ou cette caste ayant accepté d’endosser les conséquences graves et insupportables d’une sérieuse dépression, dont elle n’est responsable ni de loin ni de près.. Elle n’est pas responsable non plus, du fait que l’économie du pays, avec ses atouts et ses richesses soit tributaire de la rente de ses hydrocarbures… Quand «la saison des prix est bonne», ce sont les rapaces qui se déversent devant les caisses pour avoir leurs parts du miel de la république! Quand ça devient vide, l’on fait tout de suite appel aux domestiques de la république pour sauver le patriarcat de la république…et ainsi de suite…
alkaderdz62@yahoo.fr

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