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Terrorisme contrebande et trafic d’êtres humains: La crise libyene, un danger pour la région

Ce qui se passe en terre libyenne frôle une catastrophe humaine et est simplement digne de l’ère esclavagiste. La bêtise humaine y est bien omniprésente. Quand on sait que des migrants africains sont torturés voire jusqu’à être vendus aux enchères, cela suffit amplement pour deviner les abîmes dans lesquels s’est enfoncée la région. L’histoire retiendra peut-être cette descente à un stade inhumain et barbare. Face à ce scénario dégradant, des organisations non gouvernementales des droits de l’homme dénoncent le silence de certains régimes européens et le rôle «navrant» des gardes côtes de la Libye dans le traitement des cas de réfugiés et migrants africains en provenance des frontières de la Libye. L’Algérie n’a pas été en reste puisqu’elle a regretté que la situation dans la région, ait atteint ce stade profond de complication des conditions humaines au point où le terrorisme qui se nourrit des trafics en tous genre, en raison des étendues du Sahara Libyen, a un lien avec l’économie criminelle sans oublier la situation dégradante des migrants dans la région. Il semble évident que les groupes armés qui tentent de se redéployer dans la région, exploitent la crise sécuritaire en Libye et les conditions des migrants pour s’adonner à un trafic économique pour le moins criminel. Une crise que seuls les autorités de ce pays, l’UA l’UE et l’ONU peuvent régler en conjuguant leurs efforts. Le HCR suggère «réinstaller» ces migrants dans des centres d’accueil qui doivent être trouvés d’ici mars 2018. L’Algérie appelle à un dénouement proche à la situation de ces migrants africains. «Tous ce qui est terrorisme aujourd’hui à un lien étroit avec l’économie criminelle» a en effet déclaré le commissaire à la paix et à la sécurité à l’union africaine Smail Chergui. Pour rappel, la Libye est le théâtre de nombreuses activités de trafic de tout genre et de migrants, notamment en raison de ses vastes étendues désertiques et de son insécurité. La crise sécuritaire libyenne représente un véritable danger pour la région avec la prolifération de groupes armés, a averti dans ce sens Smail Chergui le Commissaire à la paix et la sécurité à l’union africaine. Des pays comme la Libye ont beaucoup de difficulté à gérer leurs frontières qui sont devenus des passoires par lesquelles passe un nombre important de migrants et de groupes armés, a martelé M.Chergui. Le président de la Commission de l’UA a appelé, à ce titre, à la conjugaison des efforts entre les autorités libyennes, l’UA, l’UE et les Nations unies pour qu’une solution «immédiate» soit trouvée, notamment pour les personnes «en danger de mort». Les ONG de défense des droits de l’homme n’ont de cesse dénoncé depuis plusieurs mois les conditions humaines «dégradantes» de détention de migrants dans les centres. C’est là où ils «subissent des actes de torture et autres mauvais traitements infligés par les gardiens». Leur situation en ce pays d’Afrique n’a attiré l’attention de l’opinion publique qu’après la diffusion par la chaîne américaine CNN d’images accablantes montrant des migrants africains vendus aux enchères. Pour sa part, Amnesty internationale va plus loin. Elle accuse les gouvernements européens de complicité dans la détention de migrants dans des conditions épouvantables. Amnesty reproche aux gouvernements européens leurs aides aux gardes-côtes libyens impliqués selon l’organisation internationale dans le trafic d’êtres humains. Il s’agit la d’un système sophistiqué d’abus et d’exploitations des réfugiés et des migrants de la part des gardes-côtes, des responsables des centres de détention et des trafiquants, c’est ce qu’a précisé Mahdi Ben youcef le porte- parole d’Amnesty internationale en Tunisie sur les ondes de la 3eme Chaîne de la Radio Algérienne. Compte tenu des besoins humanitaires imminents et de la détérioration rapide des conditions de vie dans les centres de détention en Libye, Amnesty internationale s’emploie activement à dénoncer les détentions arbitraires et les conditions de détentions. Le HCR a plaidé de son côté pour que des places d’accueil de réinstallation soient trouvées d’ici la fin mars 2018. «C’est un appel désespéré à la solidarité et à l’humanité», a indiqué Volker Türk, le Haut-commissaire assistant du HCR chargé de la protection internationale dans un communiqué. «Nous devons faire tout notre possible pour que des réfugiés extrêmement vulnérables quittent la Libye dès que possible», a-t-il ajouté. Le HCR a averti que de nombreux réfugiés, demandeurs d’asile et apatrides en Libye sont victimes d’effroyables violations des droits de l’Homme, y compris différentes formes de traitements inhumains, cruels et dégradants. «Compte tenu de la situation déplorable des réfugiés en Libye, nous devons explorer toutes les possibilités de solutions durables, y compris la réinstallation, le regroupement familial, l’évacuation vers les installations d’urgence gérées par le HCR dans d’autres pays, ou le retour librement consenti», a souligné M.Türk.

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