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Ghorbal Bennaser se bat depuis des années pour récupérer son fils Adam: Pourquoi la justice algérienne refuse de réagir?

Ghorbal Benasser, cet algérien de 58 ans, est le père d’un enfant, Adam que sa mère, algérienne elle aussi, l’a enlevé après son divorce pour s’enfuir vers la Belgique et se marier avec un Belge. Ainsi, depuis le 28 août 2015, Benasser frappe à toutes les portes, se bat dans tous les tribunaux pour récupérer son fils en vain. Articles de journaux, plateaux de télévision, il a tout tenté sans que la justice algérienne ne réagisse et lui prête aide et assistance. Si le tribunal d’Oran lui accorde la garde de l’enfant après la fuite de son ex-femme, le 17 janvier 2016, rien depuis, hélas. L’affaire a même été jugée en Belgique mais Benasser n’a pas pu rentrer avec Adam pour la simple raison que la juge a décidé de ne pas reconnaître le verdict de la justice algérienne. L’espoir alors se dissipe, Benasser est abattu. Pourtant, Benasser, son fils et son ex-femme sont tous Algériens. La juge ne veut rien savoir. Mais il ne baisse pas les bras. Il continue son combat. Il retourne en Algérie et continue à chercher, à fouiner jusqu’à ce qu’il tombe sur une convention signée à Bruxelles le 12 juin 1970 entre l’Algérie et le Royaume belge concernant l’exequatur des jugements en matière civile et commerciale, ordonnance N°70-60 du 8 octobre 1970. A signaler son affaire relève du droit civil et pas du pénal. Ce qui donne tout le poids à cette ordonnance. L’espoir refait surface de nouveau. Il contacte alors par le biais de son avocat le ministère de la Justice. Il est allé même déposer un dossier en bonne et due forme. Depuis aucune réponse. Il retourne une fois encore au ministère de la Justice pour essayer de savoir ce qui se passe. Sur conseil de son avocat, il demande une attestation du ministre de la Justice, Garde des sceaux pour éviter le rejet de son appel par la justice belge. Là, il est complètement abasourdi. On lui signifie que le ministère ne délivre pas ce genre de document. «Je ne comprends pas. D’abord, ils n’étaient même pas au courant de cette convention et maintenant ils refusent de me délivrer cette attestation», dira M.Ghorbal qui doit se déplacer à liège le 19 décembre pour son appel justement. Et sur la raison de ce refus, il dira: «Ils m’ont expliqué que ce cas ne s’est jamais présenté, vous êtes le premier». Etonnante réponse lorsque les textes sont clairs. S’agit-il d’un problème d’incompétence? De bureaucratie? Ou tout simplement de manque d’audace de la part de certains cadres de la justice? Ce qui est sûr, par contre, M.Ghorbal se retrouve tout seul pour faire face à la justice belge et aux arguments fallacieux qu’elle peut lui présenter alors qu’il devait avoir toute l’aide de la part de la justice algérienne afin qu’il puisse récupérer son enfant, un enfant algérien qui vit dans un environnement qu’il n’avait pas choisi. Cela fait trop longtemps qu’il court dans tous les sens, qu’il ramasse document sur document, qu’il multiplie les cris et personne ne veut écouter, personne ne veut lui prêter main forte, personne ne veut lui ramener son fils. Quel est alors le rôle de la justice algérienne dans pareils cas parce qu’ils sont nombreux? Que doit faire maintenant ce père fatigué et désabusé? Doit-il continuer le combat? Comment? Ou doit-il abandonner son fils? La balle, c’est sûr est dans le camp de la justice… Algérienne d’abord.

À propos B.L.

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