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Point de Vue: Langoureuse justice!

Je ne veux guère aborder dans cette laconique chronique, les problèmes très liés au fonctionnement de la justice algérienne, en tant qu’organe judiciaire, tranchant dans les conflits. Mais, l’aspect administratif ou plutôt bureaucratique qui nous intéresse le plus. Nous aurions aimé qu’une étude académique sur la justice algérienne, soit faite afin d’évaluer notre système judicaire par rapport à aux attentes de la population… Il y a une justice qui fonctionne apparemment bien, mais ça ne serait pas une mauvaise idée, si nous procédions à la mettre sur la balance de la justice du peuple. Pas mal de citoyens saisissent maintes occasions, afin d’exprimer leurs désappointements, quant à la façon de rendre justice dans leur pays…Elle doit avoir ses failles, cette autorité judicaire en tant qu’une justice humaine, dont les plus en vue, sont celles relatives aux fonctionnements des procédures administratives. «Makinche adala» , c’est par cette expression succincte, mais pleine d’émotions et de désarroi, que le citoyen ordinaire rend son verdict; contre la justice de son pays. Ce verdict paraissant trop sévère rendu de façon spontanée et irréfléchie, contre un système qui ne cesse d’ailleurs, depuis l’indépendance du pays à se perfectionner en vue de se hausser au niveau des meilleures justices du monde…Et à mon avis, ceci devient grave, une fois une justice se priverait de la confiance de ses citoyens. Justement, le rôle d’un système judiciaire d’une quelconque nation, c’est de maintenir intact un cordon ombilical de confiance et de sincérité réciproques, entre l’institution et le citoyen. Il n’est pas juste qu’une justice devienne un objet d’accusation pour le citoyen. Personne n’exige cependant une justice surhumaine ou parfaite, mais plutôt une justice sachant bien recourir aux solutions de compromission, et équilibrer entre les droits dans les situations conflictuelles. Nous avons entendu parler, il y a plus d’une décennie d’une réforme de la justice qui a été faite dont l’on a confié cette délicate et dangereuse mission à un panel d’experts algériens en la matière… Des citoyens ont exprimé, également leurs souhaits de voir retourner sur la scène de la justice nationale, des «institutions de support» à la justice qui avaient déjà exercé auparavant et ayant démontré efficacement leur utilité comme: le médiateur de la République et la Cour des comptes, dont l’on ne sait pas toujours pourquoi ces supports ont été supprimés ou gelés. Toutefois, je n’ajoute rien à la connaissance des lecteurs, en disant que la justice est le premier garant de la stabilité d’un pays. Je ne parle pas des fausses stabilités précaires et sans lendemain… à bon entendeur.
alkaderdz62@yahoo.fr

À propos A. BenAbdellah

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