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Il a entamé hier une visite officielle: Macron plaide pour la «réconciliation»

Partant de cette thématique de passé coloniale, le président français n’a pas versé, au contraire, dans ce sens mais a plutôt opté pour la continuité et la réconciliation. Il s’est appuyé sur des arguments solides que l’Algérie et la France ont un avenir commun. Comme convenu, c’était officiel, Emmanuel Macron s’est rendu, hier, à Alger pour une visite officielle d’Etat depuis sa nomination en tant que président français.
Cette visite est la seconde après celle qu’il avait effectué lors de sa campagne électorale pour les présidentielles françaises. Il était accompagné de son excellence l’ambassadeur de France et des ministres français. Brigitte Macron, son épouse n’a pu effectuer le voyage tel qu’annoncé en grandes pompes par l’Elysée pour agenda surchargé. Le choix de la placette de l’Emir AEK à Alger jouxtant la mairie du centre-ville, n’était pas fortuit. Il avait apprécié cet endroit pour, dit-il, «annoncer la réconciliation». Emmanuelle Macron reconnaît officiellement depuis Alger, à l’intérieur de la librairie du Tiers Monde qui est face à la statuette de l’Emir, la bravoure et le courage de notre Emir Abdelkader, symbole de la Résistance algérienne contre le colonialisme français. L’histoire retiendra qu’il a sacrifié sa vie à combattre l’occupant français avant d’immigrer vers la Syrie, chassé par les français. Pour le président français, attendu, en grandes pompes, par les Algérois devant la place Emir Abdelkader, à la rue Larbi Ben M’hidi, quadrillée par un cordon de sécurité, le président fait une petite halte à la rue d’Isly privilégiant les bains de foules avant de se diriger, protocole oblige, vers la librairie sus-mentionnée. Pour lui, et à en croire son discours, il converge avec celui de Nicolas Sarkozy, ex-président français. Emmanuel Macron a, évidemment, changé de discours après celui de la campagne où il avait reconnu le crime d’Etat et le crime commis contre l’humanité. De par sa nouvelle fonction de chef d’Etat, élu pour ce quinquennat, il développera un autre discours qui exclut la repentance ou la reconnaissance des crimes français sur les Algériens lors de la guerre de libération, mais plutôt un discours plus modéré et nuancé à la fois. Il s’agit, pour lui, d’aller vers la réconciliation en tournany la page du passé. Attendu à midi, il fera son apparition vers midi et demi pour rester jusqu’à 14 h à l’intérieur de cette librairie, bavardant avec les responsables locaux dont le P/APC d’Alger-centre, M Bettache. Pour lui, il est impératif de passer à la vitesse supérieure par faire un trait sur ce passé colonial et réconcilier en même temps la jeunesse algérienne avide de vivre en paix. C’est en quelque sorte la quintessence de cette discussion à battons rompus tenue dans cette librairie du Tiers Monde faisant face à l’APC, la wilaya et le Parlement avec les présents dans cet endroit. Le chef d’Etat français a, surtout, focalisé sur la relation bilatérale entre la France et l’Algérie en plaidant en faveur de l’intensification des échanges du fait que la France est partenaire privilégiée de notre pays. Des femmes habillées en haik traditionnel accompagnant le cortège de Macron n’ont cessé de lancer des youyous stridents.

À propos Nadira FOUDAD

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