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Point de Vue: Pourquoi, ça ne chauffe plus dans nos écoles?

Après un retard long et inquiétant, la vague de froid est arrivée abruptement et avec force. Dans quelques régions de l’Est et du Centre du pays, l’hiver s’est annoncé avant sa «date officielle»…la pluviométrie est suffisamment considérable et quelques hauts reliefs ont reçu les premières chutes de neige… Donc, la situation va, de toute évidence, être difficile pour ceux n’ayant pas assez de moyens pour lutter contre la vague de froid. Des informations en provenance de certaines régions reculées du pays où le froid fait des ravages, font ressortir que des écoles primaires et des CEM sont privés de moyens de chauffage. Un écolier ne peut pas suivre son cours, tout en grelottant dans une salle où le thermomètre indique zéro degré. A savoir en plus, s’il avait pris son petit déjeuner ou pas et pis encore s’il est venu à l’école transporté sur un moyen de locomotion ou bien à pied. Les choses marchent relativement bien dans les grandes villes du pays où les moyens sont disponibles par rapport aux régions reculées de l’intérieur où les gens souffrent énormément de manque de moyens. Le ministère de l’Education nationale, en collaboration avec les autorités locales de proximité, est appelé à s’occuper de ce genre de cas de nos enfants scolarisés. Munir une classe de cours d’un dispositif de chauffage n’est pas grand-chose, par rapport aux enveloppes faramineuses qui se font dilapider dans des trucs sans importance ou détournés à des fins personnelles… Même en pleine crise, l’Algérie est un pays riche et toujours riche. La preuve, c’est qu’elle a pu accueillir plus de deux millions de migrants africains dont certains mènent un train de vie meilleur que celui de beaucoup d’Algériens. Simplement, il y a une façon un peu forcenée de gérer cette richesse à bon escient. Lorsqu’une différence est visiblement constatable entre un enfant scolarisé dans une grande ville et son concitoyen vivant par une sélection du destin, dans un village reculé dans les hauts plateaux, c’est qu’il y a quelque chose pouvant être désignée comme une injustice sociale. Le budget alloué au secteur de l’Education nationale est un des plus élevés par rapport aux autres secteurs. Simplement, des failles sont prouvables dans la façon de gérer cet énorme budget. D’ailleurs, cela ne doit pas faire un cas exclusif. Il fait toutefois partie d’une situation généralisée touchant tous les secteurs vitaux du pays où la débandade serait de rigueur. Pis encore, où il n’y a qu’une ligne subtile entre ce qui est à «moi» et ce qui est public.
alkaderdz62@yahoo.fr

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