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Droits de l’Homme et violence faite aux femmes en Algérie: La justice dans le collimateur

La violence contre les femmes dont se rendent coupables les États, la société où les familles constituent l’un des plus grands enjeux de notre époque en matière de violation des Droits de l’Homme ou droits humains, rapporte l’Association algérienne pour la planification familiale, membre du IPPF, dans son manifeste. Il y a certes une évolution des mentalités, et en dépit des amendements apportés et opérés par le Garde des Sceaux, Tayeb Louh, au code de procédures pénales, adopté par les deux Chambres parlementaires et qui a consacré la criminalisation de la violence faite aux femmes et aux enfants notamment la machine judiciaire algérienne aurait laissé traîner par apporter des verdicts peu satisfaisants pour la victime, allant à une peine de dommage et intérêt de la valeur très souvent dérisoire estimée jusqu’à 10.000 DA, soit un million de centimes comme réparation pour le préjudice moral et physique causé à la victime. Ne s’agit-il pas d’une vraie violation des droits humains? Le tribunal de Béchar vient de faire exception à la règle en prononçant un verdict clément pour les parents de l’enfant assassiné à cause de la pratique de sorcellerie par la condamnation d’une peine capitale contre le bourreau de l’enfant victime décédé. L’on s’interroge sur la non mise à jour des lois nationales, surtout après l’introduction de nouvelles dispositions visant la criminalisation de toutes formes de violence ciblant les femmes. La ministre de la Solidarité, Ghania Eddalia, a fait état de l’élaboration en cours d’une stratégie, en partenariat avec tous les secteurs concernés, visant à « sensibiliser les femmes victimes de violence à l’importance de dénoncer leurs agresseurs », soulignant que les chiffres avancés par les différents services concernant la violence faite aux femmes, « ne reflètent pas la réalité ». Lors d’une rencontre tenue avant-hier dans l’après-midi, par la DGSN, le CNDH et certaine figures reconnues telles les présidentes du Croissant rouge, de l’UNFA, de la solidarité avec peuple sahraoui, et certains qui ne sont autres que les membres du conseil, sa présidente a surpris les présents, entre autres le DGSN Adelghani Hamel, par cette affirmation toute scandaleuse en Algérie. En effet Plus de 7.500 femmes ont été victimes de violence en Algérie durant les neuf premiers mois de l’année en cours, a affirmé la présidente du Conseil national des Droits de l’Homme (CNDH). Fafa Sidi Lakhdar Benzerrouki assure que selon les statistiques de la Direction générale de la police, ceux-ci ont recensé pas moins de 7.586 cas de violence à l’égard des femmes depuis le début de l’année jusqu’au mois de septembre de l’année en cours ». Mme Fafa Benzerrouki que nous avons rencontrée en marge de cette convention avec la DGSN, nous a confirmé qu’elle apportera incessamment plus de détails sur cette problématique de violence contre les femmes et les enfants en dépit de l’existence de la femme en Afrique. Estimant que ce chiffre « est loin de la réalité », elle a précisé que « de nombreuses femmes victimes de violence ne déposent pas plainte et ne recourent pas à la justice en raison de facteurs socioculturels, ajoutant que « dans le plupart des cas, les agresseurs sont des membres de la famille et des proches». Concernant la journée d’étude organisée par la CNDH, sous le slogan « Fin des violences à l’égard des femmes en Afrique », à l’occasion de la célébration de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, la présidente du CNDH rappelle que cette journée vise dorénavant à plus d’intéressement à sensibiliser sur ce phénomène, rappelant les pas franchis par l’Algérie qui a introduit depuis 2015 des dispositions coercitives dans le code pénal et ratifié le protocole de Maputo en septembre 2016.Cette journée d’étude qui coïncide avec la célébration du 30e anniversaire de la création de la Commission africaine des Droits de l’Homme et des peuples (CADHP), a vu la participation d’acteurs institutionnels et non institutionnels en charge de la thématique notamment des personnalités féminines connues pour leur attachement aux droits des femmes et à leur engagement sur les plans national et continental. La présidente de l’Association UNFA, Mme Nouria Hafsi, nous dira en marges que la journée célébrée à l’ouest d’Alger, sur ce thème sensible devant la propagation de la violence que l’urgence serait d’aller vers un travail de proximité et de durcissement de sanctions puisque les textes existent déjà. Idem pour la présidente du Croissant rouge, Mme Benhabyles, qui a abondé dans le même sens sans que ces femmes activent pour la sphère de la protection des femmes.
Nadira FOUDAD

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