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De nouveaux partis émergent et d’autres reculent: Les surprises des élections locales

De «grosses» surprises lors du scrutin « local » de 2017, il y en a eu, certes. Prévisibles ou pas, les résultats des élections locales du 23 novembre ont non seulement confirmé le statut de pôle de la vie politique et institutionnelle nationale des deux partis au pouvoir, le Front de libération nationale (FLN) et le Rassemblement national démocratique (RND) mais ont permis aussi de redessiner à quelques proportions, la carte géopolitique dans certaines assemblées de wilaya du pays. Pas seulement, le FLN et le RND ont réédité le scénario des législatives en étant soit premier soit deuxième dans les 48 wilayas du pays. Tout compte fait, ce scrutin a reconfiguré les contours du paysage politique dans certaines wilayas avec la progression de certains nouveaux partis et l’émergence de quelques nouvelles formations. A cela s’accompagne bien sûr le recul, d’autres dans certaines wilayas pôles comme Oran où le FLN et le RND seuls ont eu la mainmise à l’APW et à l’APC d’Oran, laissant des miettes aux formations trouble-fêtes, Oran étant l’une des rares wilayas où la logique de représentativité politique a été cette fois fortement respectée si l’on se réfère aux résultats enregistrés lors des élections locales. Les 1.541 Assemblées populaires communales (APC) que compte le pays, le parti du FLN a obtenu la majorité des voix dans 603 assemblées (30,56% des suffrages exprimés) et 711 sièges aux 48 Assemblées populaires de wilaya (APW). Il est talonné par le RND avec 451 APC (26,21% des voix) et 527 sièges aux APW. Par ces élections locales, le parti FLN a confirmé son statut de première force politique à l’Assemblée populaire nationale (APN), avec 161 sièges décrochés aux législatives du 4 mai dernier, suivi du RND qui dispose de 100 sièges à la Chambre basse du Parlement. Il est à rappeler que la loi organique relative au régime électoral, révisée en 2016, confère –par respect du choix des électeurs et pour éviter les situations d’instabilité et de blocage connues par le passé– la présidence de l’Assemblée au candidat tête de liste qui a obtenu la majorité (simple) des voix, et non plus la majorité absolue (la moitié plus un des suffrages exprimés). Cette révision du code électoral a donné plus de lisibilité à la carte politique. Le Front El Moustakbel, jeune et ambitieuse formation dont 14 députés siègent à l’APN, crée la surprise en s’adjugeant la majorité dans 71 communes (6,2 % des voix). Elle est accréditée de 131 sièges aux APW. Elle n’a cependant récolté aucun siège dans certaines grandes wilayas comme l’APW d’Oran. Le MPA (13 députés à l’APN) consolide lui aussi son assise locale en s’assurant la majorité dans 62 communes (5,9 % des voix). Il obtient 68 sièges aux APW. Le MSP (3ème force politique à l’APN, avec 34 sièges) et appartenant au courant dit islamiste, n’obtient la majorité que dans 49 communes (4,92 % des voix). Il arrive tout de même en 3ème position pour les APW avec 152 sièges. Le plus vieux parti d’opposition, le Front des forces socialistes (FFS, 14 députés à l’APN) a progressé. Il est sorti vainqueur dans 64 communes (3,61 des voix) et obtient 63 sièges aux APW. Fait notable, les listes des indépendants remportent la majorité dans 35 communes. Pour le reste des principaux partis représentés au Parlement, le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD, 9 députés) obtient la majorité dans 37 communes (33 sièges aux APW), l’alliance TAJ (20 députés du parti TAJ siègent à l’APN), dans 31 communes (91 sièges pour TAJ aux APW), le Front national algérien (FNA, 01 député) dans 27 communes (51 sièges aux APW), le Parti des travailleurs (PT, 11 députés) dans 17 communes (28 sièges aux APW), l’Alliance nationale républicaine (ANR, 06 députés) dans 09 communes (06 sièges aux APW) et l’Alliance Adala-Ennahda-Bina (15 députés) dans 08 communes. Le parti Talaie el Houriyet, de l’ancien chef de gouvernement Ali Benflis, dont c’est la première participation à une élection depuis son agrément, est majoritaire dans 05 communes. Le taux de participation aux élections locales au niveau national a atteint 46,93% pour les Assemblées populaires communales (APC) et 44,96% pour les Assemblées populaires de wilaya (APW).

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