Accueil » Actualité » Droits politiques de la femme: L’Algérie à la 1ère place dans le monde arabe

Droits politiques de la femme: L’Algérie à la 1ère place dans le monde arabe

La question de la représentation politique de la femme est  au devant de la scène à la faveur des élections locales du 23 novembre. Tout compte fait, le contexte du prochain rendez- vous électoral invite à dresser un bilan, ne serait- ce qu’exhaustif, de cette représentativité politique concernant notamment l’accès au travail, aux postes de responsabilités ainsi qu’aux assemblées élues. Ministre, parlementaire, maire, chef de daïra, médecin au grade de général, chef de sûreté de wilaya, chef d’entreprise, magistrate, enseignante, les femmes n’ont jamais été aussi gâtées par les réformes. L’Algérie, n’oublions pas, a ratifié toutes les chartes de promotion des droits de la femme et particulièrement celles en rapport avec l’égalité des genres. Les lois ont également institué «l’autonomisation» de la femme dans le contexte économique qui prévaut et qui suppose une plus grande liberté des initiatives chez les femmes concernant la création des entreprises productrices de richesse. Incontestablement, les femmes, de par les avantages que leur procurent l’aspect juridique, ont démontré leurs capacités dans des postes jusque là réservés aux hommes. Quelle meilleure occasion pour prouver ce stade a priori «suprême» auquel est parvenu la femme algérienne que les prochaines élections locales. Les femmes s’en donnent donc à cœur joie pour participer à la vie politique et économique du pays. Il était grand temps. Les tabous sont aujourd’hui cassés et on n’ose plus bivouaquer la femme dans son antre de «garde foyer». L’actuelle ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Ghania Eddalia, de mettre en exergue les «avancées» réalisées par la femme en Algérie. La nouvelle est que l’Algérie vient en tête du tableau des pays arabes en matière de représentativité dans les Assemblées élues. Ce qui est tout de même saisissant est que cette nouvelle de consécration de la femme algérienne à l’échelle arabe, soit annoncée par une ministre femme. La ministre en «ambassadrice» de la femme politique et responsable, a affirmé mardi à Alger que l’Algérie occupait la première place dans le monde arabe et la 26ème à l’échelle internationale grâce aux avancées réalisées par la femme en matière de représentation politique au Parlement et dans les assemblées élues. Les avancées réalisées par l’Algérie en matière de promotion des droits politiques de la femme et de sa présence politique au Parlement et dans les assemblées élues, lui ont permis d’occuper la première place dans le monde arabe et la 26ème à l’échelle internationale, a affirmé Mme Eddalia. La ministre s’exprimait lors des travaux de la Conférence internationale sur la « Femme et le marché de l’emploi ». La ministre rappellera que l’Algérie avait adopté différents programmes internationaux pour la promotion de la femme notamment la plateforme d’action de Beijing (Pékin), les objectifs du développement durable et le programme commun pour l’égalité des genres et l’autonomisation de la femme. L’autonomisation de la femme est sous-tendue par une protection sociale et juridique a souligné la ministre. Elle précisera dans ce contexte que la loi algérienne criminalise la violence sous toutes ses formes contre la femme en vue de la protéger contre toute agression physique, sexuelle, verbale et économique, dans les espaces publics, son lieu de travail ou son entourage familial et ce, à travers les derniers amendements introduits au code pénal de l’année 2015 outre l’élaboration d’une stratégie nationale pour la protection de la femme contre la violence. Concernant l’accès de la femme au monde de l’emploi, la ministre a précisé que l' »Etat tend à mobiliser tous les moyens pour favoriser l’autonomisation économique de la femme. Elle a souligné qu’une stratégie nationale a été élaborée en faveur de l’intégration et la promotion de la femme dans le marché de l’emploi dans les régions rurales, du sud et des Hauts plateaux ». Le projet de la charte de la femme travailleuse vise à faciliter l’accès de la femme au monde de l’emploi et aux postes de responsabilité, en lui assurant les moyens de concilier vie professionnelle et familiale, a-t-elle soutenu. La ministre a ajouté que le nouveau modèle économique adopté a réservé un espace « important » au rôle de la femme dans la relance de la croissance. Elle mettra en avant les efforts consentis en matière de promotion de l’entreprenariat féminin. Dans ce cadre, Mme Eddalia a rappelé que des caravanes de sensibilisation ont été lancées cette année en vue d’encourager l’entreprenariat féminin, en collaboration avec le Bureau international du travail (BIT) outre la création d’un concours national des femmes chefs d’entreprises et l’organisation d’expositions pour la commercialisation de leurs produits dans le cadre de la promotion de la production locale.

À propos B.Habib

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*