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Elections locales Chaib Draa née Zenagui, Samira Amir, Chebki Fouzia… des candidates en parlent à Tlemcen

A la faveur de la loi organique  adoptée en 2012, la législation  algérienne a adhéré au principe de quotas pour une augmentation du nombre de femmes élues dans les différentes assemblées. Ainsi donc, dans les prochaines assemblées locales, comme celles qui les ont précédées, il y aura un tiers de leurs composantes qui sera constitué de la gent féminine. Ce sera, du moins, le cas pour les chefs lieux de daïras et au sein des communes dont la population dépasse les 20 000 habitants. Depuis l’application de cette loi, l’Algérie peut s’enorgueillir d’être parmi les rares pays en Afrique et même au niveau du bassin méditerranéen à compter autant d’élues aux assemblées. D’ailleurs, de plus en plus de femmes sont sollicitées pour faire partie des listes, afin d’éviter que ces dernières ne soient rejetées en application de cette nouvelle loi justement. Auront-elles eu les mêmes sollicitations s’il n’y avait pas cette loi ? Certainement pas. Par contre, seraient-elles intéressées de participer à la vie politique en tant que femmes sans tenir compte de la loi qui oblige leur participation? C’est une question posée à quelques candidates de la wilaya de Tlemcen pour savoir de quelle manière pensent-elles s’imposer parmi les hommes et que comptent-elles faire pour améliorer les conditions de la femme en général. Pour la jeune Samir Amir parrainée le FLN à l’assemblée communale de Chetouane, l’idée de participer à la gestion de la collectivité a toujours germé dans sa tête, mais à condition que ce soit avec des colistiers animés d’une bonne volonté de travailler dans l’intérêt de la population, comme c’est le cas aujour-d’hui avec la liste qu’elle représente, soulignera-t-elle. Dans le même ordre d’idées, elle dira qu’avec l’abnégation et la volonté, la femme peut s’imposer. Pour ce qui est de son apport, une fois élue, elle compte aider la femme à avoir plus de liberté, en lui facilitant, par exemple, l’accès au travail. De son côté, Chaib Draa Amina née Zenagui, candidate du FLN à l’APW, mettra son adhésion politique sur le compte de l’ouverture d’esprit du parti, qu’elle a décidé de rejoindre, lequel a tout le temps «réservé une place de choix à la femme», soulignera-t-elle. D’ailleurs, elle enchaînera en rappelant les députées, sénatrices, sous la couleur de ce parti, et la porte-parole du parti qui ont assumé ces tâches bien avant cette nouvelle loi. «Si ce n’était pas cette loi…».   Effectivement, dira-t-elle, «si ce n’était pas cette loi, nombreuses sont les candidates actuelles qui ne seraient pas sur les listes et d’ailleurs, avant 2012, il y avait peu de femmes candidates». En tant que combattante, elle dira s’imposer par son travail et sa persévérance et elle conseille à toutes les femmes de faire de même. Elle reconnaîtra toutefois qu’au niveau local, c’est beaucoup plus difficile car à partir du moment où une femme émerge, elle devient la concurrente de l’homme et il faut s’armer de beaucoup de courage afin de continuer le combat. Pour notre interlocutrice, si le président de la République a propulsé la femme sur le devant de la scène politique, à elle de prouver ce qu’elle vaut pour aller vers l’équité et ne pas se limiter à une simple participation. Une fois élue, elle compte apporter beaucoup à la femme, notamment rurale ou non instruite, en l’informant, tout d’abord, de tous les acquis qu’il faut consolider puis en l’aidant à réaliser certains projets existants dans le cadre d’investissements adéquats au profil, en respectant, bien sûr, les us et coutumes des uns et des autres. Le système de quota pas positivement perçu par toutes. Pour Chebki Fouzia, candidate de la liste indépendante Initiative citoyenne à l’APW, ce système de quota rabaisse la femme en obligeant une participation féminine sans lui laisser la possibilité de le faire de son propre gré. Pour notre interlocutrice, «il fallait laisser une certaine liberté à la femme de décider de participer ou pas à la gestion de la collectivité. Il faut aller à l’équité pour que l’homme et la femme travaillent en étroite collaboration dans l’intérêt général.» Une fois élue, elle s’engagera à être aux côtés des femmes en menant un combat pour une égalité entre l’homme et la femme. Elle mettra en exergue la femme rurale qui est délaissée et qui doit être une partie intégrante de la société. Elle parlera, également, de celles qui rencontrent des problèmes et qui sont dans l’attente d’une main tendue et dira que les élues doivent être cette main tendue, donc, soulignera notre interlocutrice, son engagement est pour l’intérêt de la population et la meilleure des preuves est le combat qu’elle a mené dans sa propre ville. Elle mettra en exergue l’instauration de l’alphabétisation des femmes et son intention d’installer une section UNFA dans cette ville de Chetouane pour aider la gent féminine. Par ailleurs, en refusant de faire des promesses, elle dira s’engager à aider les femmes et à encourager l’ensemble de femmes à faire un premier pas.

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