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Point de Vue: Quelles prérogatives pour quels élus ?

Personne n’oserait s’y opposer à mes propos  pour avoir témoigné que nos élus – par le  peuple de toute évidence – sont dépourvus de toutes prérogatives… Faudrait-il encore entendre par «prérogatives», les missions souveraines que l’on doit normalement et logiquement attribuer à un élu : un maire, un président d’APW etc. Faire la collecte des ordures, nettoyer la chaussée, dégager la voie publique, réparer l’éclairage public sont pour le moment les uniques attributions qu’un président d’une APC puisse accomplir seul sans recevoir l’approbation de la hiérarchie. Pour les autres missions, le maire n’est autre qu’un simple exécutant des ordres venant d’en haut. Au temps où Zerhouni était ministre de l’Intérieur, nous avions eu vent que les autorités centrales étaient en train de refaire le code de la Commune ou des Collectivités locales. Selon cette réforme qui n’était pas du tout spectaculaire, l’on s’était désisté un peu de quelques missions en faveur du Président de la Commune, afin qu’il devienne sérieusement un responsable en bonne et due forme. Mais, il y a une question, que j’aimerai me la poser? Et, si l’on octroyait des vraies missions aux responsables locaux,  seraient–ils enfin capables d’endosser cette charge? J’en doute fort bien. Si un maire démontre à chaque occasion qu’il n’est nullement capable, par exemple, d’entretenir la propreté et la bonne image du paysage urbain de sa ville ou son village, comment le serait-il pour d’autres missions économiques et financières et même sociales plus complexes ? Les faits sont là. Vous constatez chaque jour comment vont la propreté et le paysage urbain dans nos villes et nos villages. Tout est visible à l’œil nu et rien ne saurait se cacher. Oui, nous sommes pour, afin que les élus aient des prorogatives énormes, cela va faciliter la tâche et alléger le fardeau endossé par les walis et leurs représentants de proximité les chefs de daïra. Ceci était plus simple, il y a longtemps, quand le pays était encore peuplé du quart de ce qu’il est actuellement. La putridité bureaucratique dont nous souffrons ne serait autre que la conséquence logique de ce système excessivement centralisé. L’Etat donne justement, l’impression qu’elle refuse de lâcher les rênes au profit des élus, ne faisant pas partie de la corporation bureaucratique des commis de l’Etat. A bien constater, pour le moment toutes les instances élues actuelles «homologuées», ne font que simuler une représentation démocratique et populaire, par rapport à ce qui devrait être normalement et sérieusement. Ni l’APN et ni l’APW non plus l’APC n’accomplissent sincèrement leurs missions constitutionnelles. C’est l’aspect officiel de forme qui existe seulement… Aucune APN ne saurait provoquer ne serait-ce qu’une «petite inquiétude» chez les gens de l’exécutif.                       alkaderdz62@yahoo.fr

À propos B.Abdelkader

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