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Présence du «moustique tigre» en Algérie: Le ministère de la Santé rassure

S’achemine-t-on vers un syndrome appelé «moustique tigre»? Le ministère de la Santé rassure les Algériens. Cela n’empêche pas que l’alerte ait été donnée sur le territoire national contre le « moustique tigre », un insecte à l’origine des allergies quoique jugé loin d’être aussi nocif qu’on pourrait le croire. Un insecte présenté pourtant comme peu néfaste sur la santé humaine quoique étant la  source de démangeaisons et de fièvres parfois chez le sujets selon des rumeurs. Il est évident que la prévention d’ordre entomologique contre cet insecte assez nuisible relève d’un aspect lié à la santé publique quand bien même sa prolifération a été constatée dans les grandes wilayas telles que Alger, Oran et Tizi-Ouzou. Il faut reconnaître qu’avec le manque de campagnes de démoustication ces derniers temps dans les grandes villes et les agglomérations secondaires, tout peut arriver. Cet insecte transmet à l’être humain des maladies réputées dangereuses comme le dengue. Les spécialistes écartent le risque d’atteinte par ce genre de maladies en Algérie. Il y a en effet les campagnes  de vaccination des enfants à un âge précoce. Aussi, l’apparition de nouveaux vaccins en Algérie a donné une immunité chez les enfants de même que le programme de santé scolaire a son rôle dans les écoles. Mais, les spécialistes n’excluent pas pour autant le danger et préfèrent parler de risque de démangeaisons atroces capables de provoquer une allergie. Ils ont toutefois tiré la sonnette d’alarme et évoqué les premières constatations de cet insecte en Kabylie à partir de 2010. Le Dr Djamel Fourar, Directeur général de la prévention au ministère de la Santé et de la Réforme hospitalière, développe ses arguments. D’emblée, il rassure sur le niveau de vulnérabilité de cet insecte sur l’individu en Algérie. «Les premières constatations du « moustique tigre » en Algérie remontent à 2010 en Grande Kabylie» et le moustique a ensuite été détecté «à Oran en 2014 et au niveau de certaines communes d’Alger en 2016 et 2017». Les communes d’Alger où l’insecte a été détecté sont, selon le Dr Fourar, Ain Naadja, Bir Khadem, Hussein Dey, Kouba et Saoula, mais «au niveau de la wilaya d’Alger, là où Hurbal (entreprise publique de démoustication) est passée, le moustique a disparu», a en effet rassuré le Dr Fourar, dimanche sur les ondes de la radio Chaîne III de la Radio nationale. «C’est vrai qu’on parle de la transmission par ce moustique de maladies comme la dengue, le chikungunya et à moindre degré le zika, mais il faut savoir que c’est seulement possible dans les pays où il existe une endémicité de ces maladies et en Algérie, il n’y a pas de risque de transmission car ces maladies n’existent pas», a expliqué M. Fourar. Le seul risque que représente le « moustique tigre » en Algérie consiste en «des démangeaisons atroces qui donnent une réaction allergique parfois importante», selon le Dr Fourar qui ajoute : «Lorsque le moustique pique, il introduit sa salive pour fluidifier le sang et ainsi pouvoir prendre son repas, c’est cette salive qui entraîne des réactions allergiques». «La surveillance de la prolifération du moustique tigre en Algérie est assurée par un comité de suivi entomologique», a rappelé le Dr Fourar pour qui la lutte contre le moustique relève aussi de «la responsabilité des autres secteurs», en plus de celui de la santé et du «rôle du citoyen dans le cadre de l’élimination des gîtes larvaires». Concernant la vaccination à l’école, elle a été instaurée depuis 20 ans et «continuera d’exister pour protéger nos enfants de la rougeole et la rubéole», a déclaré le docteur Djamel Fourar qui affirme que la vaccination scolaire est «un programme de routine qui se fait le plus normalement du monde et ce, depuis 1997». Il a souligné l’existence de campagnes de vaccination organisées dans un cadre spécifiques, notamment «celle de 2003 qui s’est soldée par la vaccination de plus de 10 millions d’enfants contre la rougeole et la rubéole et celle, toujours en cours, de 2016 qui a permis de vacciner jusque-là 1,5 million d’enfants». Ces grandes campagnes de vaccination scolaire «rentrent dans le cadre de la stratégie mondiale de l’élimination de ces deux maladies», explique le Dr Fourar. Il ajoute que l’Algérie était parmi les premiers pays dans le monde à avoir un calendrier de vaccination obligatoire. «La prévention est une priorité nationale», a réitéré le représentant du ministère de la Santé. A propos de l’élargissement du carnet de vaccination, l’intervenant a expliqué que celui-ci évolue en fonction de deux paramètres essentiels à savoir, la situation épidémiologique qui prévaut dans le monde et en Algérie, et l’apparition de nouveaux vaccins qui sont à même d’apporter un plus sur le plan de l’immunité de l’enfant. «On compte tous ces paramètres pour offrir les meilleurs vaccins à nos enfants», a déclaré l’Invité de la rédaction de la radio Chaîne 3. Le taux de vaccination est en hausse, précise Dr Fourar qui indique que «sur l’ensemble des antigènes, la couverture vaccinale dépasse largement les 95% au niveau de tous les groupes d’âge». «L’Algérie dispose d’une bonne couverture vaccinale qu’il faut maintenir pour éviter la réapparition et l’émergence de certaines maladies», conclut le Dr Fourar.

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