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Ouyahia à l’ouverture de la 3ème édition de l’université du Forum des chefs d’entreprises: Tout pour la relance économique

Tout pour booster l’économie. La  relance économique est en ef fet le mot d’ordre du Premier ministre. M.Ahmed Ouyahia a annoncé pour la première fois,  de nouvelles décisions qui vont devoir changer le visage de cette économie. Des décisions dont certaines sont jugées  audacieuses. En homme clairvoyant et sûr de ce qu’il avance, le Premier ministre se démarque de ses prédécesseurs. Il veut aller au bout de logique économique. Il préconise des «changements» qui vont intervenir dans le domaine de l’entreprenariat local. Des décisions préalablement précédés par un diagnostic opérés dans certains secteurs de l’économie comme celui de l’investissement ou celui de l’agriculture, analyse-t-on. Les zones industrielles du pays auront dorénavant un rôle à jouer qui leur est assigné par les pouvoirs publics pour la relance économique. Elles doivent être pour certaines d’entre elles,  réhabilitées au même titre que des zones d’activité. On annonce  aussi la décentralisation des procédures des actes liés à l’investissement productif local. En plus, les zones industrielles seront placées sous l’autorité des walis. Il est, de ce fait, attendu des investisseurs et du patronat un rôle prépondérant pour la relance d’une économie mise à mal par l’amenuisement des recettes budgétaires principalement celles émanant du secteur énergétique national résultant des cours instables de l’or noir sur le marché international. A l’évidence, la quasi majorité de ces décisions seront portées sur les entreprises économiques locales et sur le mode de leur gestion et impact sur l’économie.Le gouvernement va prendre une série de décisions pour la relance économique et, particulièrement, en faveur des entreprises locales, a en tous cas annoncé  mercredi à Alger, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia qui intervenait à l’ouverture de la 3ème édition de l’université du Forum des chefs d’entreprises (FCE). Le Premier ministre n’y est pas allé du dos de la cuillère pour décortiquer le schéma que doivent emprunter les entreprises locales ainsi que les types d’initiatives et de contributions qu’attend le gouvernement des opérateurs économiques pour la relance de l’économie nationale. Concernant les décisions à prendre, des montants à première vue, « colossaux » ont été annoncés par le Premiers ministre. Comme quoi, Ouyahia défie la crise financière. Il a annoncé dans ce sens la relance de l’investissement public à travers un budget d’équipement de plus de 4.000 milliards de DA en 2018. Ce budget est en hausse de 1.000 milliards de DA comparativement à 2017. Ces dépenses publiques comporteront, entre autres, plus de 250 milliards de DA destinés directement au développement local. Aussi, plus de 260 milliards de DA seront destinés à la bonification des taux d’intérêts, a-t-il avancé. Le Gouvernement compte aussi remettre en activité le Programme de soutien à l’agriculture décidé par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, en 2009. Ce programme, rappelons- le, avait été « contrarié par la crise financière », a relevé M. Ouyahia. Le Premier ministre a également souligné que l’allègement, au niveau des banques, du poids des créances détenues sur l’Etat par des organismes économiques (Sonatrach, Sonelgaz…), ainsi que du poids du financement du logement promotionnel, permettra de rendre disponibles, de nouveau, des « montants très importants de liquidités » pour les crédits bancaires à l’investissement. Il a considéré que la réactivation du Fonds national de l’investissement (FNI) pour accompagner les investissements majeurs, et le maintien de l’ensemble des mesures de soutien à l’investissement et de bonification des crédits bancaires à l’investissement, étaient aussi prévus. Il a également annoncé la réalisation de 50 nouvelles zones industrielles sous la responsabilité directe des walis. Le gouvernement prévoit, en outre, une décentralisation accrue, au niveau des wilayas, de tous les actes et procédures liés aux investissements, qu’il s’agisse des démarches au niveau des Guichets uniques locaux ou de l’accès au foncier industriel. M. Ouyahia a aussi insisté sur le rétablissement de la priorité à la production nationale dans le cadre de la commande publique, conformément au code des marchés publics en vigueur, ainsi que le recours aux appels d’offres nationaux pour toute réalisation publique. Le recours aux entreprises étrangères « deviendra ainsi l’exception », a-t-il insisté. Selon le Premier Ministre, le gouvernement compte aussi mettre en place des mesures de sauvegarde du marché national pour réduire le volume des importations et préserver les réserves de change et permettre à la production nationale et à l’entreprise algérienne de se réapproprier le marché local. Cependant, a-t-il soutenu, parallèlement à ces mesures, le gouvernement attend, en contrepartie, des contributions et initiatives de la part des entreprises et des organisations patronales. Il a demandé leur aide afin de bien connaître la production nationale pour savoir avec exactitude les domaines dans lesquels elle couvre la demande locale. Il a aussi appelés ces entreprises et ces organisations à travailler en collaboration avec les administrations, notamment locales, pour l’établissement d’une carte économique du pays, wilaya par wilaya, afin d’identifier les opportunités d’investissements existantes ainsi que les créneaux d’investissements réellement saturés. Les opérateurs économiques sont également appelés à contribuer à la réalisation ou à la réhabilitation ainsi qu’à la gestion des zones industrielles que les pouvoirs publics sont prêts à mettre sous l’autorité des opérateurs qui y travaillent pour peu que ces derniers s’organisent à cette fin, a souligné M. Ouyahia. Il a également appelé les opérateurs économiques à investir dans le développement de chaînes de distributions locales de la production nationale manufacturée et agricole. M. Ouyahia a aussi invité les opérateurs à investir dans les différents créneaux de la chaîne d’exportation de la production nationale: « Nous devons avoir demain des entreprises de prospection des marchés extérieurs, de packaging, d’affrètement, de transport de fret et même des entreprises privées de transport aérien ou maritime de fret », a-t-il souhaité.  B.Habib

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