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Point de Vue: La saga de nos vaillants fellahs

Apparemment, le secteur de l’agriculture restera de loin le domaine où l’on peut dire, et  sans réserve, que les choses marchent relativement bien. Les performances sont visiblement  constatées, que ce soit sur les plans de l’abondance ou de la variété des produits…Seulement, il y a une pierre d’achoppement contre laquelle les pouvoirs publics et agriculteurs doivent  y déclarer la guerre. Ce sont bien ces intermédiaires, une espèce de parasites, formant une chaîne interminable se dressant entre le producteur et le consommateur. Ils gagnent de l’argent fou sans prodiguer d’efforts. Alors que le fellah qui se coupe en quatre, afin de mener le produit à sa fin, ainsi qu’avec tous les problèmes bureaucratiques et d’autres genres, dont  l‘on n’a guère besoin de relater, sa marge bénéficiaire ne représenterait rien devant ce que raflaient ses concurrents parasitaires. D’ailleurs, c’est l’unique facteur expliquant ces hausses plus au moins éphémères de certains produits en légumes et fruits. Ceci est visiblement constaté au cours de certaines occasions de fêtes et de mois sacré du Ramadhan. Si l’agriculture est en train d’enregistrer quelques performances, par rapport aux années précédentes, c’est normalement dû à l’abnégation du fellah algérien qui aura toujours besoin d’être encouragé et même louangé. Le terme sécurité alimentaire, bien qu’usé et rendu creux par un certain discours populiste, restera néanmoins un concept réel et un défi à relever. C’est un segment essentiel dans la conception générale de la sécurité nationale, parmi d’autres segments et d’autres formes de sécurité. Un pays qui ne produit pas ce qu’il bouffe, est un pays à la merci des dépendances alimentaires d’autres nations et de là, il se verrait obliger d’hypothéquer quelques-unes de ses décisions souveraines, pour pouvoir manger à satiété. L’Algérie, avec sa superficie continentale et sa démographie et ses ressources humaines abondantes, ne devrait guère normalement poser le problème de l’insuffisance alimentaire. Seulement, ce sont des politiques erronés et des fausses pistes suivies, qui ont fait en sorte qu’avec tous les atouts précités, l’on continue à importer quelques produits alimentaires. Je crois, -à mon modeste avis- que cela a été fait pour les besoins et les intérêts des importateurs qui empochaient des bénéfices et non des citoyens. Toute insuffisance, enregistrée dans la production locale,  est de facto compensée par les opérations d’importation. Et dans ce cas-là, c’est le producteur étranger et l’importateur qui sont les uniques gagnants dans cette opération …le plus grand perdant, c’est le pays, c’est la nation toute entière. Elle n’a pas perdu uniquement son argent, mais tout son honneur. Dirait-on voilà un grand peuple, un grand pays, étant  incapable de produire tels ou tels  fruits ou légumes. Ou bien pourquoi importe-il chaque année environ un milliard d’Euros de blé pour pouvoir cuire son pain quotidien!                                                                                          alkaderdz62@yahoo.fr

À propos B. Nadir

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