Accueil » Actualité » Le ministère de la Communication, Djamel Kaouane, à radio chaîne 3: L’ARPE mise en place avant fin 2017

Le ministère de la Communication, Djamel Kaouane, à radio chaîne 3: L’ARPE mise en place avant fin 2017

«Le ministère sera un accom«Le ministère sera un accom pagnateur, un facilitateur et un  médiateur dans ce processus tributaire de la communauté des journalistes. Nous serons à l’écoute de nos partenaires pour assurer les conditions de succès de cette autorité », a-t-il poursuivi. Il relèvera que la loi « est très claire » à ce sujet. S’agissant de l’ARAV, le ministre s’est félicité que celle-ci existe et qu’elle sera « très bientôt » opérationnelle dans le cadre de ses prérogatives prévues par la loi. Il notera qu’elle est en train de se doter des instruments juridiques et opérationnels à même de lui permettre d’assurer ses missions. « Le ministère de la Communication assurera toutes les conditions d’exercice de l’ARAV et n’interférera jamais dans ses prérogatives… ». « Le ministère de la Communication assurera toutes les conditions d’exercice de l’ARAV et n’interférera jamais dans ses prérogatives, bien au contraire, elle tranchera tous les dossiers », a-t-il clarifié. Il précisera qu’il s’agit d’une autorité « indépendante ». Il n’a pas fait l’impasse sur la situation critique que vit la presse dont la question de la publicité inquiète. Le ministre a rejeté en bloc l’accusation selon laquelle celle-ci est un moyen de pression exercé par les pouvoirs publics à l’encontre des médias, soutenant qu’au contraire, la publicité institutionnelle « est un moyen de soutien ayant permis la survie de l’ensemble des médias », notamment privés. Il reconnaît un recul de cette publicité de l’ordre de 65% entre 2015 et 2016. Il qualifie aussi d’«importantes» les dettes contractées par des titres auprès de la Société d’impression algérienne (SIA), lesquelles constituent « des boulets pour la Simpral et l’Enap ». « C’est une autre forme de soutien à la presse algérienne, le papier presse est acquis au prix du marché mondial mais il est soutenu », a-t-il indiqué. Il note que les coûts d’impression remontent aux années 1990, ce qui est en deçà de la vérité du marché. Le ministre fera également savoir que le total des tirages est de 900.000 exemplaires/jour. M. Kaouane a indiqué que des tentatives sont en cours pour trouver une solution aux difficultés financières des mauvais payeurs, relevant que la situation as’est accentuée par la crise économique actuelle. S’agissant de la reconfiguration du secteur marchand de la presse par le Conseil des Participations de l’Etat (CPE), il a fait savoir qu’outre le Groupe Presse écrite ayant réuni 6 titres publics, deux autres groupes seront créés: le Groupe Edition et Publicité et le Groupe Imprimeries. Par ailleurs, un total de 26 quotidiens et 34 hebdomadaires ont disparu du paysage médiatique national depuis 2014, a fait savoir M. Kaouane, relevant toutefois, qu’en dépit de cette situation, celui-ci reste « dense », avec l’existence encore de 140 titres. Néanmoins, il n’a pas exclu que d’autres titres puissent disparaître à l’avenir. Il considère que cela est une conséquence évidente d’une crise économique et purement financière. « Il n’échappe à personne que nous sommes en crise, le modèle économique est devenu obsolète partout dans le monde ». « Il n’échappe à personne que nous sommes en crise, le modèle économique est devenu obsolète partout dans le monde », a-t-il observé, évoquant « la fulgurante progression » d’internet et de toutes les passerelles qu’il peut offrir ainsi que l’influence grandissante des médias électroniques et des réseaux sociaux. Autant de paramètres qui, selon lui, posent un « problème existentiel pour les médias classiques », d’où l’impératif » de repenser le métier », a-t-il ajouté. « La presse doit absolument faire sa mue et mettre le pied dans le 21ème siècle marqué par le défi du numérique. Pour être attractive et reprendre ses lettres de noblesse, celle-ci doit revenir à sa vocation initiale et universelle, celle d’informer », a-t-il préconisé. A la question de savoir siles médias publics subissent de la censure, le ministre a affirmé le contraire, partant de sa propre expérience et a fortement plaidé pour l’existence de « débats contradictoires » dans la scène médiatique nationale.

À propos B.Habib

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*