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Point de Vue: La finance nationale Comment est-elle faite?

La crise économico-financière en cours, avait La crise économico-financière en cours, avait  poussé notre intelligente et bonne gouver nance à penser à faire recours à certains systèmes financiers, il n’y a pas longtemps qu’ils étaient stigmatisés et négativement jugés comme étant des méthodes précaires voire moyenâgeuses et ne sauraient s’adapter à la réalité usurière répandue de par le monde. Maintenant et par un coup de prestidigitation, la Finance Islamique est devenue une option et une opportunité à ne pas laisser perdre. Les propos du ministre des Finances, A.Raouya, lors d’une entrevue exclusive accordée au cabinet de recherche économique Oxford Business Group (OBG), font révéler que le gouvernement est en train de pratiquer une réforme financière des plus spectaculaires dans l’histoire du pays. Le point attirant le plus la curiosité des intéressés est celui concernant la nouvelle Loi sur la Monnaie et le financement non conventionnel. En plus «des prochaines mesures visant à résorber les liquidités présentes dans le secteur informel». Parlant de modernisation des finances publiques, cela ne voudrait-il pas dire que jusqu’à maintenant les finances du pays sont gérées de façon archaïque? Le gouvernement réussirait-il vraiment à mettre la main sur les magots aux chiffres astronomiques bloqués dans des «trappes» chez les «opérateurs» du secteur de l’informel? Personnellement, je vois que si le gouvernement réussissait une telle entreprise, il serait hissé à jamais, sur le piédestal, comme une statue dédiée à un héros. Si le gouvernement arrivait un jour à juguler la maffia de l’informel, cela serait consacré comme une journée nationale. Le malheur, c’est qu’il est peu probable qu’une telle entreprise réussisse. Je ne suis pas pessimiste par nature, mais la réalité est là s’attestant elle-même. Avant, l’on parlait de la «nébuleuse terroriste», maintenant nous avons tout à fait le droit de parler de la «nébuleuse de l’informel».Le problème, c’est qu’il y a un imbroglio entre administration, secteur légal, secteur public et la maffia de l’informel. Je voudrai insinuer par là qu’il y a des responsables, des hauts responsables même, qui seraient impliqués dans des activités de l’informel. Ce secteur ne se trouve pas isolé pour pouvoir le distinguer, l’assiéger, le mettre hors d’état de nuire facilement. Une telle opération exige «un gouvernement fort et sûr de lui». Et si les pouvoirs publics réussissaient cette opération, tout deviendrait par la suite facile et la réforme prendrait le chemin juste qu’il lui a été tracé. Pourquoi? Parce que les autres volets de la réforme cités plus haut par le ministre des Finances ne sont pas aussi difficiles voire dangereux, comme porter atteinte aux gros intérêts des quelques gros bonnets… hiérarques.  alkaderdz62@yahoo.fr

À propos B.Abdelkader

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