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Manipulation au service presse de l’ONU: L’Algérie demande des précisions

Le service presse de l’ONU se Le service presse de l’ONU se  trouve au cœur d’une vraie polémique. L’Algérie qui ne s’est pas dérobée de sa mission d’informer objectivement et fidèlement tout ce qui se passe dans le monde et particulièrement au sein des territoires colonisés, monte à nouveau au créneau et dénonce la présumée cabale d’information qui vise, selon elle, à dénaturer des propos de pétitionnaires plaidant la cause des Sahraouis lors d’un débat de la Commission de la décolonisation à l’ONU. Propos «injustifiables» est-il mentionné dans la mise au point de l‘Ambassadeur adjoint algérien. Car comme le mentionne le communiqué algérien, c’est de la crédibilité du service presse onusien qu’il s’agit désormais. Comme l’exigent les procédures, l’Algérie a officiellement protesté et introduit une requête. Elle a exigé vendredi des explications sur de tels «impairs» qui mystifient la réalité telle que rapportée par ces pétitionnaires. Elle a, de ce fait, demandé des précisions sur des propos de pétitionnaires sur le Sahara Occidental. Propos dénaturés par le service presse de l’ONU. Ce qui n’a pas été sans évoquer une possible manipulation destinée à faire dévier cette section onusienne de sa mission d’informer fidèlement l’opinion internationale. «Il est de son devoir de nous expliquer ce qui s’est passé», a affirmé l’Ambassadeur adjoint algérien auprès de l’ONU, allusion au responsable du Département de l’information onusien. Pour les observateurs, la position algérienne se justifie par son rôle de coordinateur des pays non alignés pour le revitalisation et ses engagements aux résolutions onusiennes multiples auxquelles elle s’est toujours conformée et ce, dans la logique du respect du droit d’informer fidèlement ce qui se passe sur les derniers territoires colonisés du monde. Ce n’est pas la première fois que des propos sont dénaturés dans des débats sur la décolonisation et le Sahara Occidental à l’ONU. Dans un passé très récent, le Maroc avait été acculé et mis en garde pour ses tentatives d’influer des membres de la commission d’enquête onusienne venus inspecter les territoires qu’il occupe au Sahara Occidental. Mais cette fois, le tollé a été franchi. Il s’agit en effet de propos pro marocains qui sont attribués à des pétitionnaires pro Sahraouis ! « Nous demandons qu’une mise au point soit publiée sur le site Web de l’ONU et que le représentant du Département de l’information (DPI) se présente devant cette commission pour nous expliquer ce qui s’est passé « , a déclaré Mohamed Bessedik, Ambassadeur adjoint de l’Algérie auprès de l’ONU, lors du débat de la quatrième commission de la décolonisation. « Il est de son devoir de nous expliquer comment ses impairs ont été commis « , a-t-il ajouté. Le DPI doit, selon lui,  » présenter des excuses « , après le tort qu’il a causé aux personnes concernées. Et de s’interroger : s’agit-il « d’une erreur commise volontairement ou bien par inadvertance, si c’est par inadvertance, c’est (également) injustifiable ? Il est évident que ledit service se trouve au cœur d’une grave affaire de manipulation. La cause en est qu’il a dénaturé les propos d’intervenants venus témoigner leur soutien à la cause sahraouie. Ainsi, les présumés manipulateurs sont allés jusqu’à attribuer des propos pro marocains à des pétitionnaires qui n’ont pas encore pris la parole. Propos déformés ou inventés, contenus orientés, le service cumule depuis deux jours une série de dérapages qui entachent sa crédibilité en tant qu’organe d’information d’une institution multilatérale comme l’ONU. « Pour voir qu’il y a peut-être complicité, j’oserais dire, le communiqué de presse a été retiré aujourd’hui du site de l’ONU après la mise au point du président de la commission de la décolonisation », Rafael Dario Ramirez Carreno, a relevé l’Ambassadeur adjoint qui note que les dérapages de ce service deviennent multiples et récurrents. Le service de l’actualité et des contenus de l’ONU a dû retirer vendredi son compte rendu initial dans lequel il attribue au représentant sahraoui, Ahmed Boukhari, de graves propos sur le Front Polisario et le processus de paix au Sahara Occidental. « Aujourd’hui, on n’a pas seulement assisté à une discordance entre les communiqués de presse mais à des déclarations des pétitionnaires plus graves attribuées à un représentant légitime d’un peuple alors qu’il n’avait pas encore pris la parole », s’est-il indigné. Dénonçant cette déclaration erronée et purement inventée, M. Bessedik a lancé un appel solennel au secrétariat général pour « veiller à ce que les débats et les propos tenus au sein des organes de l’ONU soient dûment reflétés dans les comptes rendus de ce service ». Les Etats membres, a-t-il poursuivi, doivent s’assurer que ce département ne dévie pas de sa mission principale, celle de fournir une information vérifiée aux médias et à l’opinion internationale, a-t-il dit en substance. L’ambassadeur adjoint a rappelé que l’Algérie qui, assure la mission de coordinateur des pays non-alignés sur la revitalisation de l’Assemblée générale, avait soulevé à plusieurs reprises le problème de la discordance des communiqués de presse avec les débats et les déclarations tenus à l’ONU. Le représentant de l’Algérie a fait savoir que le secrétariat a évoqué un manque d’effectifs qui est à l’origine de cette anomalie « mais à la lumière de ce qui s’est passé aujourd’hui, nous estimons que cet argument ne reflète nullement cet état de fait », a affirmé Bessedik.

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