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Mostaganem: Une APC adynamique devant l’ampleur des dégradations

Les usagers de la voirie dans la Les usagers de la voirie dans la  commune de Mostaganem  souffrent le martyr. Partout sur le tissu urbain de la municipalité, la voirie se trouve dans un état de dégradation indescriptible. Même les voiries nouvellement réceptionnées sont déjà délabrées par des chantiers de dernière heure. A Mostaganem ça ne finit jamais et il devient dangereux de circuler en voiture car toutes les rues, routes et pénétrantes ne répondent plus à un état de viabilité normale. A Mostaganem, le volume des projets relatifs au plan de développement, ainsi que les interventions excessives sur la voie engendrent forcément des dégradations. Oui, en effet mais le manque de coordination entre les services intervenants dégrade d’avantage la voirie. Etant donné cette situation, celle par qui on n’identifie jamais le responsable fait que le citoyen se retrouve avec des rues en perpétuel chantier. Le problème ne se centre pas toujours sur les interventions sur le goudron, il se pose en amont. Le plus souvent c’est les travaux clandestins et sans autorisation de voirie. Beaucoup de citoyens, afin d’éviter l’autorisation payante, effectuent des travaux les week-ends. D’un autre côté beaucoup de services publics interviennent sur la chaussée sans l’aval des services de la commune. Certains trançons de la voirie c’est carrément des faussées, des nids profonds à vous casser le dos. Les travaux effectués au niveau des trottoirs ne voient jamais de réparation. Le phénomène reste trés visible dans les quartiers où les autorités ne s’y rendent jamais, les quartiers excentrés. A cela vient s’ajouter des pseudos ralentisseurs, souvent en béton, tranchants et désagréables à voir. Les services des eaux, ceux de l’électricité, du téléphone, de l’assainissement font des dégâts considérables sur la chaussée communale. Mais la problématique relative à la situation de la voirie qui se trouve actuellement dans un état d’usure avancé ne s’explique pas par le volume des interventions. Si la plus part des rues sont visiblement affectées c’est surtout parce qu’il n’existe aucun programme de réhabilitation, ni d’entretien de la voirie à Mostaganem. Quelles solutions à cette situation qui rend impraticable la voirie à Mostaganem ? Faut-il revoir la démarche dans l’obtention de l’autorisation de voirie ? Faut-il, comme pour l’assainissement créer une EPIC pour s’occuper de la réhabilitation de la voirie ? C’est ce qui explique en grande partie ces embouteillages et des bouchons. Les automobilistes craintifs de l’état de la chaussée cherchent à emprunter les rues qui d’habitude ne sont pas empruntées. Le scénario est le même à travers toute la commune c’est la désolation pour les automobilistes, pour les taxieurs mais pas pour ceux qui conduisent les véhicules de services. Cette inégalité explique aussi l’indifférence de ceux à qui incombe la responsabilité d’entretenir la voirie. C’est insensé de prétendre avoir une ville propre, saine aves des rues balafrées sur des kilomètres. C’est aussi insensé de constater qu’il n’y a aucune coordination entre les services pour maintenir une voirie carrossable. Le chantier du tramway n’est pas du tout une excuse pour laisser les choses se dégrader à cette allure. Il faut se rendre compte que les rues plus endommagées sont très loin du tracé du tramway. Les projets de renouvellement de la voirie ont été nombreux pendant l’antérieur plan quinquennal ou presque tout le tissu urbain à été rénové avec de l’enrobé à chaud. Mais les multiples interventions non coordonnées ont fait un massacre dans le goudron. Des chantiers s’installent ça et là, on creuse et on s’en va sans que l’entreprise réhabilite la chaussée. Alors le citoyen perplexe ne comprend jamais pour quoi l’ADE, ou la SONELGAZ, ou Algérie Télécom, ou l’ONA ne reprennent pas la chaussée. Il y a lieu de rappeler que les responsables ont oublié de s’asseoir ensemble dans les commissions instituées. Coordonner les actions c’est mieux afin de ne pas se chevaucher. Le citoyen est d’avantage étonné de constater que non seulement on ne réhabilite pas mais on ne nettoie pas les chantiers, surtout là ou les autorités ne passent pas. Dans certains cas, les entreprises de travaux publics s’installent dans un tronçon, elles commencent et deux jours après elles disparaissent laissant un chantier à moitié achevé. La commune de Mostaganem est malade de sa voirie fortement dégradée. Les images sont frappantes aux différents axes de la ville. Il y a certains endroits qui sont dans un état lamentable de dégradation et comme ils sont cachés ils passent dans les oubliettes. Tout porte à croire que la voirie n’est pas une priorité, s’en est une pour tous ceux qui subissent au quotidien des désagréments devant chez eux et sur leurs véhicules. En tout état de cause les droits de voiries sont perçus justement pour la réhabilitation de la voirie objet de l’autorisation. Monsieur le responsable élu des services techniques doit le savoir car on perçoit pour la réfection du tronçon payé. La voirie est un souci pour tous car c’est l’élément essentiel pour un cadre de vie sain. Pourtant ce ne sont pas les moyens qui manquent pour faire bouger les lignes. C’est plutôt la vision qui a fait défaut chez les élus de cette ville.

À propos Charef Kassous

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