Accueil » Actualité » Clôture du congrès de l’AAOM à Alger: «Arrêtez de nous traiter comme des serpillières»

Clôture du congrès de l’AAOM à Alger: «Arrêtez de nous traiter comme des serpillières»

Dans cette conférence de presse tenue à l’issue de la clôture du congrès d’Oncologie à l’hôtel Sheraton à Alger, les professeurs présents ont signalé la mauvaise gestion de la chose sanitaire qui se caractérise par de mauvaises conditions de travail. Toutefois, le DR Bouzid, président de l’Association Algérienne d’Oncologie Medicale, s’est insurgé contre la cabale orchestrée contre le secteur de la santé endossant la responsabilité à ses patriciens et médecins et auxiliaires de persévérer dans un laxisme ambiant qui a conduit à la mort de personne. Dans son sévère réquisitoire contre ce qu’il a qualifié de «télépoubelles» qui ont enflammé l’opinion nationale, le Pr Kamel Bouzid s’est montré exacerbé dans cette rencontre avec la presse après la clôture du congrès sur l’impérative nécessité de changer les mentalités par refuser de conduire des malades agonissant vers les hôpitaux pour mourir. Cependant, il reconnaît beaucoup de progrès ont été enregistrés concernant la prise de conscience, de prévention et de dépistage et de soins de la part des professionnels depuis la mise en place de ce plan anti-cancer qui pour rappel s’étale de 2015 à 2019. Selon lui, le respect du malade est un impératif qu’il faut respecter et respecter sa volonté de mourir dignement auprès des siens. Pour lui, ceci explique les tirs croisés contre les médecins les accusant d’être responsables de la mort de personnes malades. A l’évidence, il persiste et signe que ce changement de mentalité doit être appliqué pour éviter d’accuser le corps médical «si un malade est agonissant pourquoi le transférer à l’hôpital au lieu de le laisser mourir dignement auprès de sa famille que voulez-vous que je lui fasse», clame-t-il devant ce parterre de journalistes. Même son de cloches chez le Pr Abbad qui, à son tour, reconnaît les conditions de travail précaires dont lequel exercent les praticiens. Selon ses propos, beaucoup reste à faire pour améliorer ce système de santé. Pour lui, le système de santé doit être revu dans sa globalité pour permettre la recherche et l’amélioration des conditions d’accueil et de soins pour nos malades. Il parlera, ensuite, de l’innovation disparue depuis 06 années de la diaspora médicale dans ce secteur, tout en se réjouissant des mesures prises dernièrement par le Premier ministre dans son plan d’action concernant la réactivation des projets gelés en 2014 et surtout la disponibilité prochaine des 05 nouveaux CHU. M. Sakhri du laboratoire «La Roche» a surtout focalisé sur les nouveautés en matière d’oncologie et sur la question des prix pour cette frange, sans oublier le prix de la morphine qui n’est que de 02 euros ailleurs et pas en Algérie, en interpellant les vendeurs qui ont pignon sur rue pour une meilleure application afin d’éviter la médecine alternative.

À propos Nadira FOUAD

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*