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Importations lors des 08 premiers mois 2017: La bouffe en hausse, les médicaments en baisse

Il est certain que l’Algérie dont les revenus de l’économie dépendent des hydrocarbures, continue à dépendre des importations. Contexte économique oblige, les Algériens devront, une nouvelle fois, se serrer la ceinture pour réduire la facture de certains produits, comme les produits médicamenteux. En revanche, pour ce qui est notamment des produits alimentaires, la facture ne cesse d’augmenter à la faveur de la volonté de l’Etat de mettre un terme au phénomène de la spéculation et de la rupture de stock. Tout compte fait, la bouffe qui est en 2017 en hausse, reflète la politique du gouvernement afin d’assurer la « paix alimentaire ». 5,9 milliards de dollars, c’est en effet le coût qu’a déboursé l’économie pour l‘achat de produits alimentaires de l’étranger durant huit mois. La facture d’importation des produits alimentaires a augmenté à 5,9 milliards de dollars sur les huit (8) premiers mois de l’année en cours (contre 5,44 milliards de dollars durant la même période de 2016) selon les Douanes. En revanche, la facture des médicaments a, quant à elle, enregistré une baisse de près 7%, a appris l’APS auprès des Douanes. Par nature de produit alimentaire et pour ce qui concerne les laits et produits laitiers, la facture a donc bondi à 1,011 milliard de dollars entre début janvier et fin août 2017. Elle était alignée à 658,16 millions de dollars durant la même période de l’année dernière. Ce qui soit dit en passant traduit une hausse de 53,7%, détaille ainsi le Centre national de l’information et des statistiques relevant des Douanes algériennes (Cnis). La même tendance haussière est constatée pour les sucres et sucreries dont les importations se sont chiffrées à 755,91 millions de dollars contre 596,6 millions de dollars, soit une augmentation de 26,71%. Les huiles destinées à l’industrie alimentaire, n’ont pas échappé à la hausse. Leurs importations ont affiché un ascendant à 570,5 millions de dollars contre 469,1 millions de dollars soit en hausse de 21,62%. Quant aux céréales (blé dur, tendre…), semoule et farine, ils ont été importés pour un montant de 1,93 milliard de dollars contre 1,87 milliard de dollars, en hausse de 3,44%. La facture d’importation du café et thé a atteint 287,75 millions de dollars contre 270 millions de dollars (+6,95%). Quant aux légumes secs et autres, ils ont été importés pour un montant de 228,12 millions de dollars contre 183,8 millions de dollars (+24,1%). S’agissant des viandes, elles ont été importées pour 162,8 millions de dollars contre 167 millions de dollars sur la même période de 2016, soit une diminution de 2,52%. Par contre, la facture d’importation des médicaments a reculé en passant à 1,26 milliard de dollars contre 1,35 milliard de dollars, en baisse de près de 7%. Ce qui explique peut être pour certains, la rareté de certains médicaments sur le marché. Il reste certain que l’Algérie qui est gagnée par une crise financière et qui s’est vue dernièrement contrainte de recourir aux mécanismes de financement non conventionnel pour alimenter le Trésor et sauvegarder les salaires, veut se contenter de sa production de certains médicaments génériques pour réduire sa facture d’importation et économiser ses devises.

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