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Pôle & Mic: Ouyahia a «peur» ou est-il en colère?

Le programme d’action d’Ahmed Ouyahia est passé, il peut le mettre en œuvre. Mais Ouyahia a défrayé la chronique en tirant à boulets de canon sur l’opposition, ce qui est contraire à sa manière de communiquer. C’est dire qu’il a vraiment été «perturbé» par les critiques des spécialistes et des députés sur le recours à la planche à billets. Pour certains, même s’il y avait un «consensus» en haut lieu sur ce procédé, les députés FLN ou RND ne semblaient pas très convaincus par la vision d’Ouyahia. Les députés ont béni son programme après que le Premier ministre ait évoqué le terme de «souveraineté» et que sans le recours à la planche à billet, on ne pourra pas payer les salaires. Ce qui inquiète le plus, c’est que ni Tebboune, ni Sellal n’ont prévu cette situation de manque d’argent et de surcroît de dinars. L’offensive de Ouyahia contre l’opposition est un indice révélateur de la «colère» et aussi de la «peur» de Ouyahia quant à l’avenir. Cependant, Ouyahia était comme à court d’argument, car n’arrivant pas à justifier cette douloureuse situation puisque c’est la même équipe qui a géré les affaires du pays depuis la flambée des prix du baril jusqu’à sa descente en enfer. Pourquoi s’en prendre à l’opposition alors qu’elle n’a participé ni de près, ni de loin au pouvoir sauf qu’elle a toujours averti de la politique adoptée par le pouvoir durant ces dix dernières années. On sent chez Ouyahia, un sentiment de «culpabilité». Il a «peur» de l’avenir, car l’inflation et la dévaluation pourrait mener le pays vers la dérive. Ouyahia agit tel un pompier face au feu. Pour lui, il faut s’en sortir et voir après pour éviter toute dérive. Or Ouyahia pouvait être à l’aise car il était toujours contre l’augmentation des salaires et contre la «Chekara». Donc pourquoi s’en prendre à l’opposition alors qu’il était d’accord avec elle sur la question économique. La tâche de Ouyahia sera des plus ardue puisqu’il n’a pas le soutien de la majorité. En allant à l’affrontement avec l’opposition, il met en «danger» le dialogue et un éventuel consensus de sortie de crise. En fin, wait and see !

À propos B. Nadir

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