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Ecoles primaires à Mostagnem: A défaut de programmes et de guides, les enseignants du français tâtonnent

Dans les écoles primaires et en l’occurrence en 3ème AP et 4ème AP un grand dilemme empêche les enseignants de langue française d’assurer les cours. L’autre grand dilemme c’est les écoliers qui attendent qu’on leur dispense des cours et des vrais. Aujourd’hui on ne peut pas incriminer Mme la ministre de cette situation qui va emmener les enseignants à bricoler mais on se pense qu’il y a des maillons de la chaîne qui grincent. Ceci, c’est parce que c’est peut-être trop technique pour avoir procédé aux changements de manuels scolaires dans ce palier sans avoir préparé ni les guides ni les programmes. Une aberration qui ne dit pas son nom. Après plusieurs années de léthargie dans le secteur de l’éducation, nous nous sommes réjouis des réformes entreprises par Mme N.Benghabrit mais entamer une année scolaire sans programme laisse planer le doute sur les circuits pédagogiques qui prétendent accompagner la ministre dans ses défis. Pour ce qui est de l’enseignement de la langue française en Algérie, les objectifs sont politiquement très bien définis. Le français est enseigné en tant qu’outil de communication et d’accès direct à la pensée universelle, en suscitant les interactions fécondes avec les langues et cultures nationales. En même temps, l’enseignement du français prend en charge les valeurs identitaires, les valeurs intellectuelles, les valeurs esthétiques en relation avec les thématiques nationales et universelles. L’enseignement du français au primaire a pour but de développer chez le jeune apprenant des compétences de communication à l’oral (écouter/parler) et à l’écrit (lire/écrire). Dans le 2e palier de l’école primaire, l’élève, ayant déjà eu 2 ans de scolarité en langue arabe, sera initié à la langue étrangère et c’est ainsi qu’il sera amené progressivement à communiquer à l’oral et à l’écrit, dans des situations scolaires adaptées à son développement de la connaissance. Par conséquent la classe devient le contexte d’immersion privilégié de l’apprenant. Aussi sur le plan communicatif, l’élève va progressivement s’intégrer dans des situations de communication où il prendra sa place pour s’exprimer de façon appropriée. Afin d’arriver à ses objectifs, l’enseignant ne doit pas aller à tâtons, il doit avoir été préparé aux changements par la formation anticipée. Dans ce cas là, on a mis la charrue avant les boeufs. Alors nous ne pouvons pas prétendre avoir réussi une année scolaire dans des conditions de débrouille totale. Messieurs et mesdames les responsables locaux et régionaux doivent veiller au grain car les enseignants s’affolent et demeurent dans l’incapacité d’entamer l’année scolaire sans programmes ni guides. Beaucoup d’enseignants ont eu recours à des blogs sur internet pour au moins procéder à des consultations mais aucune information ne peut être officielle. A cet effet les enseignants font des révisions pour combler le vide. Une fois de plus, on commence l’année à rechercher des repères pour assurer des cours d’une manière convenable. Ce qui est insensé c’est le flou qui règne car ni les inspecteurs, ni les enseignants ne connaissent l’issue à prendre. Il reste à espérer une rapide réaction de la part des responsables de la sphère pédagogique.

À propos Charef Kassous

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