Accueil » Actualité » Promotion de l’emploi: Une prioriaté du gouvernement

Promotion de l’emploi: Une prioriaté du gouvernement

Le manque de postes sectoriels est décrié par les candidats à l’emploi à l’échelle nationale. C’est une réalité implacable qui saute aux yeux à travers le manque de recrutements de personnel aussi bien dans les entreprises étatiques que dans les communes et les établissements scolaires. Le secteur privé est devenu pour ainsi dire la parade pour les demandeurs d’emplois, faute de recrutement et de postes budgétaires. Pour les responsables, rien ne penche au pessimisme. L’Anem se réjouit à l’idée d’avoir placé plus de 250.000 demandeurs d’emploi dans le secteur économique, pressenti comme l’avenir du pays. Alors que le privé est devenu en quelque sorte l’eldorado pour les demandeurs d’emploi à cause de la conjoncture qui prévaut et des matelas financiers qu’il possède. 400.000 placements économiques sont projetés en 2017. Cela n’empêche pas pour autant que la promotion de l’emploi reste une priorité du gouvernement. Autrement dit, l’Etat continuera à poursuivre ses efforts afin de «soutenir» l’emploi dans le cadre de la politique sociale du plan d’Action du gouvernement Ouyahia. Les chiffres sont là pour authentifier le besoin de l’Etat de remplir ses engagements vis-à-vis de la politique sociale du gouvernement. Seulement voilà, la volonté de l’Etat de rattraper le retard en la matière, ne risque-t-elle pas d’être freinée dans son élan par le manque de moyens financiers suite à l’impact de la chute des cours du pétrole? Suite du rétrécissement de la manne financière résultant des fluctuations des prix énergétiques, les projections des spécialistes ne risqueraient-t-elles pas d’être revues voire compromises? Autant de questions donc auxquelles il va falloir trouver des réponses. Le directeur général de l’Agence nationale pour l’emploi au demeurant se veut optimiste. Il réfute d’emblée l’hypothèse d’une récession de la politique de l’emploi du gouvernement. Il rassure que cela dépend surtout de la création de postes de travail qui reste tributaire au développement économique. M. Mohamed Chaalal conforte ses propos en rappelant que le programme du gouvernement de M. Ouyahia prévoit la création de 400.000 emplois ainsi que celle de 23.000 micros entreprises par le biais de l’ANSEJ et 10.000 autres par celui de la CNAC, ceci, parallèlement à la poursuite des dispositifs déjà existants. Commentant les 400.000 placements économiques projetés pour 2017 par son agence, les 40.000 autres seront inscrits au titre de contrats de travail «aidés» (CTA). A cela devront s’ajouter les 85.000 en dispositifs aidés, en faveur des diplômés. L’intervenant assure que son agence «n’est pas loin» d’avoir réalisé ces objectifs. «Nous sommes, dit-il, arrivés à placer 257.313 demandeurs d’emploi dans le secteur économique». Il ajoutera qu’à la fin de 2017, il aura été assuré un total de plus de 410.000 placements sur les 972.152 en attente d’une activité. Selon lui, ces placements auraient été autrement plus importants si dans le secteur du bâtiment et des services, il n’avait pas été perdu plus de 90.000 postes de travail, entre 2016 et 2017. Une situation qu’il impute à une baisse de la consommation des ménages. M. Chaalal signale, par ailleurs, que 65% des créateurs d’entreprises inscrits à l’ANSEJ sont issus de la formation professionnelle et que 2 sur 3 demandeurs d’emploi attendent moins de six mois pour être insérés dans une activité rémunérée. Il précise, d’autre part, que le secteur privé reste le plus grand employeur avec 78% offres d’emplois et 77% des placements assurés. Revenant au dispositif d’insertion professionnelle des diplômés, dont la rémunération est assurée sur fonds de l’Etat, l’invité indique que cette formule est utilisée dans la majorité des pays dans le monde. Depuis son introduction, en 2008, souligne-t-il, il a permis d’intégrer dans le monde du travail, particulièrement dans l’administration, plus de deux millions de demandeurs d’emploi. A partir de 2011, relève-t-il, ce dispositif a été réorienté vers l’économie, «l’administration s’étant trouvée saturée».

À propos B.H.

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*