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Projet du Plan d’action du Gouvernement: Des députés saluent, d’autres s’opposent

Un Plan d’action certes ambitieux mais « courageux ». Si globalement l’APN s’est rassurée que le Plan d’action du gouvernement se particularise par sa franchise et sa sincérité, il n’en reste pas moins que sur le plan de sa discussion et de son enrichissement, les avis des députés se sont bousculés au portillon pour apporter les dysfonctionnements. Les avis étaient tous simplement divisés. Conjoncture oblige, ce plan d’action se démarque par ses « mesures préventives » et la réalité économique et sociale du pays. Il tente de transmettre les quatre vérités au citoyen dont le pouvoir d’achat est laminé. Comme attendu, les députés de l’Assemblée populaire nationale (APN) ne se sont pas fait priés pour « décortiquer » ce plan en analysant de bout en bout ses chiffres. Un projet assimilé à du « déjà vu » pour certains d’entre eux alors que pour d’autres c’est une « innovation » en matière d’intension et de réalité. Néanmoins, tous se sont accordés de dire qu’il fallait se resserrer les coudes pour faire sortir le pays de sa crise. Intérêt du pays oblige. Le moins que l’on puisse dire est que ce projet a scindé l’APN entre ceux qui voyaient en lui le reflet de la réalité sociale du citoyen et d’autres qui ne portaient pas de crédit à ce projet qui confirme selon eux l' »échec des précédentes politiques publiques ». Projet tant controversé, le Plan d’action du Gouvernement risque encore de susciter des débats après la séance plénière consacrée à l’examen du projet présenté devant les représentants du peuple. Cette franchise du projet et ses chiffres réels ont été exhibés par les députés du Rassemblement national démocratique (RND), du parti du Front de Libération national (FLN) et du groupe des Indépendants. Ces derniers ont en effet tenu à saluer le contenu du plan d’action qui intervient en application du programme du président de la République, Abdelaziz Bouteflika. Ceux de l’Union Ennahda-Adala-Bina et du parti des Travailleurs (PT) par contre, n’ont pas manqué de relever « les lacunes » qui caractérisent le plan d’action du gouvernement. Ils ont surtout mis en filigrane l' »absence de réalité » dans ce projet. Ainsi, le député Mohamed Abdelhadi du groupe des Indépendant a salué la « bonne intention » qui marque le plan d’action du gouvernement qui se traduit par un « discours directe et sincère en direction du citoyen ». Ce qui permettra, selon lui, de « définir les dysfonctionnements. De même qu’il permettra de dégager les solutions idoines pour sortir le pays de la crise économique ». La député Hassina Zeddam de la même formation politique considère que le plan d’action du gouvernement a mis l’accent sur les lacunes à combler. Ce plan dira-t-elle a informé le citoyen de tous les défis à relever ». Elle a souligné que la « prise de conscience du peuple algérien quant aux acquis nationaux réalisés à la faveur du programme du président de la République, complétés par le plan d’action du gouvernement, a permis à l’Algérie d’être à l’abris des soubresauts que connaît la région ». Elle a ajouté que « l’étape que traverse le pays actuellement est la plus grave ce qui incite à convaincre le citoyen de resserrer les rangs afin de surmonter cette crise et de barrer la route à ceux qui veulent ébranler la stabilité de l’Algérie ». Badra Karhi et Yahia Abaza, du même groupement, ont appelé à  » la nécessaire implication de tous les acteurs dans la démarche visant à faire sortir le pays de la crise » à l’effet de « trouver les mécanismes qui permettront de suivre la mise en oeuvre du contenu du plan d’action du gouvernement ». Les deux députés ont mis l’accent, dans ce sens, sur l’importance de regagner la confiance du citoyen, chose qui ne peut se faire qu’à travers un « discours sincère et l’implication du peuple dans la prise de décisions importantes concernant l’avenir du pays ». Dans le même sillage, le RND, représenté par Fouzia Sâadi a affirmé que « la mission de l’Etat face à la conjoncture financière difficile « n’est pas évidente », ce qui nécessite le « soutien du peuple et ses représentants au gouvernement pour trouver les solutions idoines permettant à l’Algérie de faire face à cette situation ». Mme Sâadi a saisi l’occasion pour saluer « l’ouverture du gouvernement au dialogue et à la concertation avec toutes les composantes de la sphère politique », tel que constaté dans le plan d’action qui insiste sur « l’ouverture des canaux de communication avec les partis politiques loin de tout autre discours visant à déstabiliser le pays ». Mme Salwa Elaloui de la même formation politique a indiqué, dans ce contexte, que le plan d’action du Gouvernement « a compris des chiffres réels », exhortant à conjuguer les efforts « nonobstant l’appartenance politique afin de sortir de cette crise ». La député FLN Nabila Ahlem Amhemdi, a salué le contenu du plan d’action à travers lequel « le gouvernement a adopté une politique de réforme durable au profit de tous les secteurs. Elle dira qu’il a mis en place des mesures préventives pour faire face aux séquelles de la crise économique ». M. Salah Zouiten, de l’Union Ennahda-Adala-Bina, a déploré les « fausses pratiques du gouvernement », rappelant la rencontre du Premier ministre Ahmed Ouyahia avec les chefs des partis de la majorité parlementaire, quelques jours avant la présentation du plan d’action au niveau du Parlement, ce qui est, selon lui, « une intention préméditée de faire passer ce projet malgré les défaillances contenus ». Evoquant le secteur de l’Education, M. Zouiten a appelé à faire une évaluation « réelle des réformes que connaît ce secteur sensible, ajoutant que ces dernières ont transformé les enfants du peuple en rats de laboratoire ». Pour sa part, la député du parti des Travailleurs (PT), Nadia Chouitem, s’est interrogée sur l’issue des engagements pris lors du précédent plan d’action, notamment ceux revêtant un caractère social, tels que la levée du gel sur le recrutement, rappelant que « ces décisions ont été prises au nom de l’Etat et que tout renoncement à ces dernières constitue une atteinte à la crédibilité des institutions de l’Etat », a-t-elle expliqué. Les 290 interventions programmées se poursuivront jusqu’à mardi prochain, alors que les présidents des groupements parlementaires interviendront mercredi. Selon l’ordre du jour, la journée de jeudi sera consacrée aux réponses du Premier ministre et au vote du plan d’action.

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