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Point de Vue: Si le jeune esprit de gauche Algérien parle à la fête de l’humanité

«La libération de chacun peut devenir la condition de la libération de tous cessera d’être perçue comme une utopie» Marx Engels

La fête de l’humanité tire ses racines d’un passé lointain ponctué d’intenses luttes contre l’injustice sociale qui ne cesse de gangrener le milieu des ouvriers ainsi que celui de la classe moyenne qui subissent sans répit le diktat de l’actionnariat. Au fil des ans, les actions de lutte contre le capitalisme sauvage ne désarment pas, elles appellent au dépassement de ce modèle basé sur le culte de la financiarisation qui précarise bon nombre de personne. Tradition oblige, comme chaque année la fête de l’humanité s’organise pendant trois jours en proposant un riche programme d’activités. Echange fructueux, débats politiques, actions culturelles, musique etc; ce brassage culturel demeure un idéal qui transcende cet élan vital de convivialité. Comme son nom l’indique l’humanité fait continuellement appel à l’international, en regroupant dans son sein l’union internationale des partis communistes. D’un point de vue historique, Jean Jaurès demeure la cheville ouvrière du journal «L’humanité». Ceci dit, sans s’attarder sur l’engagement des partis progressistes muselés, il nous a semblé opportun à l’approche de cet évènement de se frotter à des jeunes algériens qui essaient de développer un imaginaire de gauche indépendamment des partis politiques progressistes qui arrivent à bout de souffle pour diverses raisons. Pour les adeptes du mouvement alternatif, le monde actuel ne cesse de s’engloutir dans le culte de la financiarisation, même les forces vives «de la critique sociale» telles que le journalisme sont en train de subir le règne du sensationnel au détriment de la rationalité. La gauche classique de par le monde s’essouffle, la cause émane d’une crise de valeurs de la lutte de classes, qui est passée à «la lutte de places». En revenant sur le cas algérien, l’explication donnée est la suivante: ce n’est pas avec un esprit de suffisance et le rejet de l’autre qu’on va progresser. Pour les jeunes activistes, il serait utile de se débarrasser des entorses du dogmatisme lié au «positivisme caché du marxisme» et son «fantasme de toute puissance». Les mouvements d’indignation indépendants de toute emprise politique partisane, à titre d’exemple, «les mouvements d’indignation» en Espagne ou nuits de bout, en France en sont l’illustration parfaite. Enfin, l’impact de la fête de l’humanité nous rappelle la maxime chère au philosophe communiste Karl Marx qui disait «prolétaires de tous les pays, unissez-vous, citoyens de tous les pays, unissez-vous pour combattre la piraterie financière», Edwy Plenel.

À propos Adnan Mouri

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