Accueil » Chronique » Point de Vue: Polémique des conservateurs: aliénation sociale et schizophrénie

Point de Vue: Polémique des conservateurs: aliénation sociale et schizophrénie

Les métastases du surmoi islamiste ne cessent de faire cabale hystérique sur le devenir de la rationalité éducative. Devant la prolifération des épluchures moisies d’une idéologie débillarde, la régression de l’enseignement devient un sérieux motif d’inquiétude. Face à la déambulation douloureuse d’un système éducatif qui a perdu de son éclat, la communauté éducative demeure peu perméable pour favoriser une démarche efficiente qui le sortira des sentiers battus. Pire encore, les adeptes de la normalité névrotique s’agitent pour passer au crible toute petite orientation pédagogique. Ce malaise social qui met en évidence un conflit tragique de l’impensé nous conduit de façon volontaire à déterminer les facteurs de socialisation de l’individu qui se noie dans «les routines d’obéissance». De ce fait, le geste créateur de l’individualité en général joue son épanouissement dans le dénouement de l’ignorance satisfaite d’elle-même et d’autant plus indigente qu’elle se croit riche. Devant cette fatalité aveugle du fanatisme, la norme imposée de «besmelah» devient une valeur marchande. La dépréciation de l’intelligence déprime l’acte du savoir, elle pourra se cristalliser dans une forme d’incommunicabilité qui essaie de polluer l’air de la réflexion par la violence symbolique, étant donné que la norme religieuse est continuellement inscrite au fronton de la constitution, comme le disait Lévinas «la vérité religieuse la plus douce est déjà en croisade». Il serait aisé de voir que religion et société sont une réalité incontournable, en prétendant développer «une culture de l’homogène »et de la dictature du «même» mis en exergue dans les relations sociales. En valorisant le nous contre le «je», «cette parcelle de l’autonomie et de l’originalité. Sur cette pente, le dogme totalitaire se laisse porter par les trois P: «planification, pénurie, paternalisme». Devant «une imposition identitaire» qui révèle dans son sein une «cohabitation belliqueuse entre berbérité arabité et latinité», la description de l’unicité de la langue et la religion empreinte de violence symbolique, nous fait penser à la métaphore de l’oignon décrite par la philosophe Hannah Arendt. Pour la philosophe, l’organisation totalitaire dans laquelle se situe le chef «une sorte d’espace vide comme la structure de l’oignon». Enfin, devant la nature du système politique en place et du degré de légitimité des institutions sur lesquelles il s’appuie nous disons avec Antonio Gramsci que le vieux monde se meurt et le nouveau monde est long à apparaître et c’est dans le clair-obscur que le fanatisme trouve sa place.

À propos Adnan Mouri

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*