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Prise en charge des malades: Vers une réorganisation du schéma de soins

Longtemps considéré pilier de la réforme du système de la santé en Algérie, le malade lambda, n’en finit pas de manger son pain noir quand il s’agit de prise en charge médicale rationnelle et optimale. Le pouvoir d’achat ambiant a fait que le malade se tourne davantage vers le secteur public qui pérennise la gratuité des soins médicaux. Cependant, on ne peut pas parler d’amélioration de prise en charge des malades sans parler de révision des conditions de travail des médecins, des praticiens et des infirmiers qui plus sous pression dans les hôpitaux du secteur public que dans ceux du secteur privé, à cause d’une part de la masse importante des malades qu’ils soient hospitalisés ou en consultation d’urgence et d’autre part aux effectifs réduits de médecins. Il va sans dire que la nécessité d’une réorganisation du schéma des soins médicaux, s’impose plus que jamais. L’actuel schéma est devenu obsolète et nécessite une refonte. Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière est optimiste. Il veut aller de l’avant et faire de la prise en charge des malades « la pierre angulaire » de la politique nationale de la santé. Le Professeur Hasbellaoui, a annoncé lundi à Alger le projet d’une réorganisation du schéma de soins du patient pour améliorer sa prise en charge médicale. Il était grand temps. Le ministère s’attelle à préparer un nouveau schéma qui se conjugue avec une politique d’amélioration des conditions professionnelles des praticiens et des paramédicaux. Le ministre de la santé parle d’une feuille de route. « Nous préparons une nouvelle feuille de route consistant en la réorganisation du schéma de soins du patient »a-t-il suggéré. Il est très important, explique-t-il, d’améliorer les conditions de travail des praticiens et des paramédicaux, et par conséquent la prise en charge du malade », a déclaré à la presse le ministre de la Santé, en marge du séminaire national d’évaluation des activités des programmes de santé scolaire et universitaire. Ce séminaire tombe à point nommé. Il tend à évaluer les bilans des actions inhérentes à la santé scolaire et universitaire. Tout compte fait, le ministre reconnaît sans ambages que le malade demeure la pierre angulaire de la politique sanitaire nationale. Le Pr Hasbellaoui a estimé que le professionnel de la santé en Algérie doit exercer dans un environnement favorable, ajoutant que « la principale contrainte du secteur n’est pas d’ordre financier mais lié à un déficit en ressource humaine formée ». Il a noté, à ce propos, que depuis l’indépendance, l’Algérie a réalisé des avancées dans le domaine de la formation des médecins et autre personnel de la santé, mais qui s’avèrent insuffisants s’agissant notamment du personnel spécialisé et ce, eu égard à la grandeur du pays et l’importance des besoins. « Lorsque vous formez un médecin spécialisé pendant 13 ans, il lui faut un minimum d’expérience et de pratique pour qu’il soit un praticien complet », a-t-il poursuivi, relevant le déficit en personnel qualifié enregistré dans certaines spécialités cardinales comme la cardiologie, la gynéco-obstétrique et l’anesthésie-réanimation. Face à cette situation, a-t-il rassuré, le ministère a lancé un programme visant à amoindrir le ressenti de ces déficits, à travers, entre autres, la télé-radiologie pour certaines spécialités. Interrogé sur la question de la sécurité du médecin en exercice, le ministre a fait savoir que ce dossier n’incombe pas uniquement à son département. Il fait état de l’existence d’une coopération avec celui de l’Intérieur et des Collectivités locales à ce sujet. « Il est anormal qu’un médecin ou un paramédical soit agressé dans son lieu d’exercice. Le citoyen algérien a le droit d’être mécontent du service rendu mais des moyens légaux existent pour l’exprimer, comme le dépôt d’une plainte », fait-il observé. Le ministre a précisé que les actes ne relevant pas de l’exercice de la profession médicale (délinquance) n’incombent pas à son secteur mais à celui de la justice. Il abordera l’objet de la rencontre en insistant sur l’importance de la vaccination pour la santé du citoyen. Il fera dans cette optique état du lancement prochain d’une campagne de sensibilisation à cet effet. A ce titre, il a fait part d’une campagne de rattrapage contre la rougeole et la rubéole, des pathologies qu’il convient de combattre, précisant que cette dernière « la rubéole congénitale est à l’origine de malformations très graves ». « La vaccination en milieu scolaire ne s’est jamais arrêtée, ces campagnes servent à une couverture sanitaire optimale », a-t-il ajouté, soulignant l’importance de l’adhésion de tous les partenaires, à savoir les parents d’élèves et le ministère de l’Education, pour réussir le challenge de l’élimination de certaines affections. A ce propos, il a salué le rôle des unités de dépistage et de suivi (UPS) en milieu scolaire, au nombre de 2000 à travers le territoire national, considérant qu’elles protègent nos enfants, tout en reconnaissant les difficultés que certaines d’entre elles rencontrent et qu’il s’agira de prendre en charge.

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