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Le Plan d’action du gouvernement sera présenté devant les députés: Sécurité, stabilité et unité du pays

Le Plan d’action gouvernemental sera sur la table des députés prochainement. Ce « Plan » qui a subi une révision profonde après le rappel au gouvernement par le président Boutefilka, d’Ahmed Ouyahia, promet. Dialogue avec « tous les partenaires », lutte contre les fléaux et les formes de dangers, sécurité du pays et lutte contre la radicalisation et le terrorisme résiduel, formation des imams, échéances politiques, stabilité économique et redressement, pouvoir d’achat, vies politique et associative du pays, chute du cours du pétrole et son impact sur l’économie, etc… Le gouvernement version Ouyahia ne veut rien laisser au hasard. Il a fait ses diagnostics politique, social et économique du pays. Dans le volet économique, il apporte un éclairage sur ce que signifie le recours à «l’endettement interne » et aux ressources non conventionnelles pour financer les projets de l’Etat. Un concept a priori nouveau et assez palpitant pour les investisseurs. Une mesure au fait jugée « audacieuse » aux yeux des experts quand le recours à l’endettement extérieur pour redresser une économie mise en veilleuse à cause de l’impact de la chute des cours du brut, n’est pas exempt d’aléas. Le pays, c’est certain, vit une stabilité. C’est le plus important pour le gouvernement qui assure, dans son Plan d’action, qu’il veillera d’abord et surtout à assumer ses missions institutionnelles. Il veillera à préserver la sécurité, la stabilité et l’unité du pays. Seulement voilà, ces efforts de préservation de la quiétude n’ont de sens que s’ils s’accompagnent d’une lutte continue contre le terrorisme et de la poursuite de la politique de Réconciliation nationale, analyse-t-on dans le document. Aussi entre le gouvernement et les partis, ce ne sera pas le dialogue de sourds. « Grâce à la politique de Concorde civile et de Réconciliation nationale promue par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, ainsi qu’aux efforts et aux sacrifices de l’Armée nationale populaire (ANP) et des services de sécurité, l’Algérie est désormais classée parmi les pays sûrs à travers le monde », lit-on dans ce document. Cependant, est-il précisé, les dangers ne sont pas totalement écartés, alors que les menaces se sont diversifiées ». Le Plan d’action souligne que « le gouvernement veillera à contenir toute menace à la sécurité de la population et des biens avec une démarche vigilante multidimensionnelle ». Cette démarche consiste en une « lutte continue contre le terrorisme », menée par l’ANP et les services de sécurité, avec un soutien diligent des Pouvoirs publics, la mobilisation de la vigilance de la population en appui aux services de sécurité ainsi que « la poursuite de la politique de Réconciliation nationale, en direction de tout citoyen égaré qui accepterait de rompre avec le crime et de revenir dans les rangs de la Nation ». Le gouvernement s’emploiera par ailleurs à mettre en œuvre des mesures et dispositions « préventives » en vue de prémunir la jeunesse contre toutes les formes de radicalisation, de déviation et d’extrémisme, le maintien de la vigilance aux frontières, pour « prévenir toute menace provenant des foyers d’instabilité dans notre voisinage ainsi que de la jonction du terrorisme avec le crime transfrontalier ». Le document explique que « la lutte résolue contre le trafic de drogue qui se déverse sur le pays à partir du voisinage, sera accompagnée par la réquisition de peines sévères contre les trafiquants de drogue qui minent la société algérienne et notamment la jeunesse. Il mènera aussi une politique de répression de la contrebande et du blanchiment d’argent qui contribuent aussi au financement du terrorisme et du crime organisé. Le texte précise aussi que « le gouvernement maintiendra son attention et sa sollicitude au bénéfice des victimes du terrorisme et des citoyens ayant pris part à la sauvegarde du pays face à la barbarie terroriste » et poursuivra « la mise en œuvre des dispositions de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale au profit des familles éprouvées par la Tragédie nationale ». Le gouvernement note que « la Charte pour la paix et la réconciliation nationale proclame que le peuple algérien n’acceptera plus jamais la manipulation de la religion contre la sécurité, la stabilité et l’unité de notre pays », relevant ainsi que « des dispositions législatives existent pour contrer tout glissement dans cette direction ». En ce sens, « le gouvernement veillera avec fermeté à la protection des mosquées et des imams, à préserver la société, avec la force de la loi, de toute tentative de semer la confusion en son sein, par le fait de sectes et de groupuscules religieux étrangers à nos riches traditions musulmanes ». Dialogue avec les partis politiques sur les questions concernant les citoyens .Pour ce qui est de la préservation de la sécurité et de l’ordre publics, le recours à la violence individuelle ou en groupe, la criminalité, les troubles à l’ordre public et toute autre forme d’atteinte à la loi seront contenus par la prévention et la sensibilisation civiques, par l’intervention de la Gendarmerie Nationale et de la Sûreté Nationale. « A ce titre, la lutte contre les enlèvements criminels des personnes et notamment des enfants, fera l’objet d’une grande détermination des pouvoirs publics, et de l’application des dispositions pénales les plus fermes ». L’Algérie qui dispose d’institutions politiques démocratiques stables et légitimées, de la base au sommet de l’Etat, par le peuple souverain, grâce au recours aux urnes toutes les cinq années, est dotée d’une Constitution et d’une législation qui favorisent l’épanouissement du pluralisme politique. En ce sens, le gouvernement « encouragera » une vie politique et associative dynamique à travers le pays, est-il mentionné dans ce plan d’action. « De plus, à travers le dialogue entre les administrations nationales et locales, les Pouvoirs publics œuvreront à « rallier les acteurs concernés au respect de la législation et de la réglementation qui régulent notamment, les manifestations sur la voie publique ». Le document souligne que « le gouvernement demeurera disponible pour le dialogue avec les partis politiques, autour des questions concernant les citoyens ». Il veillera à « réunir toutes les conditions prévues par la Loi », pour l’organisation des élections des Assemblées populaires communales et des Assemblées populaires de wilayas du mois de novembre prochain, « dans la tranquillité, la sérénité, et la transparence ». La Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE) bénéficiera de tous appuis ou moyens qu’elle sollicitera, pour le bon accomplissement de sa mission constitutionnelle, rassure le gouvernement. L’autre volet celui économique et financier est aussi abordé. De même que les difficultés financières auxquels fait face le pays suite à la chute sévère des prix des hydrocarbures sur le marché mondial. Ceci interpelle la société algérienne « à se mobiliser à l’effet de poursuivre son processus de développement économique et social », note aussi le document. Le gouvernement cultivera un « dialogue soutenu » avec ses partenaires économiques et sociaux, dans l’esprit du Pacte national économique et social de croissance. Pour ce qui est du renforcement de l’unité nationale, l’Exécutif entend « ne ménager aucun effort » dans ce sens et ce, en confortant la place des composantes de l’identité nationale, alors que la promotion de l’Islam, religion de l’Etat, se poursuivra à travers la mission du secteur des Affaires religieuses et des Wakfs, avec notamment la prise en charge de la formation des imams, la construction et l’entretien des mosquées dont l’emblématique Grande Mosquée d’Alger.

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