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Communauté émigrée d’Europe Les lourdeurs de l’administration dénoncées

Les Algériens établis à l’étranger et plus particulièrement dans les pays européens se heurtent souvent à des obstacles insurmontables au moment où ils sollicitent un document de l’administration d’origine via le circuit appelé légal. Le dit circuit légal, wilaya, ministère de l’Intérieur, ministère des Affaires Etrangères puis l’instance diplomatique de la circonscription (Consulats d’Algérie) où est domicilié le demandeur. Selon des témoignages, demander un certificat d’aptitude du permis de conduire, c’est semblable à un parcours interminable. Il y a des cas qui attendent plus de huit mois pour avoir juste une réponse. Certains émigrés vivant en Espagne affirment que les consulats notifient, plus d’une fois, aux wilayas les sollicitudes et les services de la DRAG souvent font le mort aux demandes. Il y a certains cas, surtout dans les pays ibériques, qui ont besoin de conduire pour se déplacer à leur lieu de travail. Pour ceux qui vivent en Espagne, ils ne peuvent pas se permettre de conduire avec un permis algérien non homologué par la DGT (Direccion General de tràfico) alors ils utilisent les transports en commun. Souvent, ces transports leur font faire des itinéraires pas possibles après une rude journée de travail. KMK, un jeune originaire de Mostaganem, attend son certificat depuis plus de neuf mois après la première notification des services consulaires de Madrid à la wilaya de Mostaganem.                                                                           Ce jeune déploie des efforts colossaux pour se rendre à son travail. Il habite un village de la province de Toledo, son domicile est distant de son lieu de travail de cinq kilomètres mais comme le village n’est pas desservi, il est obligé de faire un parcours de trente cinq kilomètres pour revenir chez lui. Il sort très tôt et rentre très tard car il est contraint de revenir jusqu’à Madrid pour prendre le car. Pour repasser son permis en Espagne, cela lui coûterait la bagatelle de 1600 €. Un autre algérien handicapé, atteint d’un cancer affaibli par les multiples séances de chimiothérapie ayant vécu à Alicante, puis à Madrid et aujourd’hui à Paris pour des soins, est lui aussi, victime de la lourdeur de l’administration. L’Administration française lui a offert la possibilité d’acquérir un véhicule adapté à son handicap mais il ne peut pas en faire usage pour ses déplacements de santé. Des cas comme ceux là, il y a en a plusieurs et ces algériens soumis à ces régimes souffrent le calvaire pour jouir d’un droit, uniquement celui de faire valoir un document. Il convient de signaler que les réformes entreprise par le Ministre de l’Intérieur relatives aux facilitations et à la numérisation des document ont simplifié la vie aux citoyens algériens. C’est donc, des réformes très encourageantes et très louables. Il reste à l’administration de porter une profonde réflexion afin de décompliquer la démarche au profit de la communauté algérienne vivant à l’étranger. Réformer le circuit classique d’obtention de documents provenant du pays d’origine, simplifier la légalisation, après traduction, des documents judiciaires et d’état civils. Simplifier aux étudiants l’authentification et l’homologation des diplômes en numérisant la procédure. Décentraliser régionalement la légalisation des documents au Ministère des Affaires étrangères. De Tindouf, de Ain Salah, d’El Oued ou de Maghnia, ont doit se rendre à Alger pour légaliser un document valable à l’étranger chaque jour ouvrable mais avant 13h00′. Ces émigrés qui estiment que les circuits légaux sont de la pure bureaucratie qui va dans le sens opposé du discours politique. Ils écrivent, saisissent et ressaisisse l’administration sollicitant des documents et n’ont presque jamais de retour alors ils passent à la débrouille. Ces gens élu à l’APN par des nationaux dans des circonscriptions étrangères mais à ce stade là, ils considèrent être mal représentés. Les réformes pour éradiquer la bureaucratie c’est bien, mais ce serait même très bien si elles concerneraient également la communauté émigrée.

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