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Pôle & Mic: Espoir

Ouyahia semble avoir «peur» de l’avenir. Il craint qu’à ce rythme, le pays sera au bord de la «faillite» dans trois ans. Il l’aurait dit clairement aux patronats et aux syndicats des travailleurs. Une peur qui se ressent quotidiennement par le citoyen. Une «peur» qui s’est transformée en «désespoir» surtout pour les jeunes. Le silence de Ouyahia est un indicateur de la difficulté de sa mission à savoir faire face à la crise et relancer l’investissement. Déjà, ni lui, ni ses ministres n’ont évoqué la dégringolade du dinar et le plan stratégique de sa valorisation. Le salut passe inévitablement par une stratégie de notre économie en impliquant les experts, les universitaires et les professionnels et non pas uniquement les syndicats et les patronats. On doit compter sur nous-mêmes tout en menant une lutte sans merci contre les spéculateurs et le marché parallèle. Cela ne veut nullement dire d’opter pour une «économie de guerre». La stratégie devra provoquer une dynamique d’investissement productif même s’il faudra s’endetter. Déjà, tous les pays développés sont endettés. On peut s’inspirer du Brésil, l’Espagne et le Chili. Le citoyen a besoin d’espoir pour se remettre au travail. L’espoir ne peut naitre du néant ou du mutisme de nos responsables. L’espoir c’est l’ouverture de perspective du renforcement de l’Etat notamment le secteur de la justice et l’école. L’espoir ne peut renaitre que d’une bonne gouvernance et aussi d’une bonne communication. L’espoir, c’est aussi de la joie. Le dialogue est plus que nécessaire.

À propos B. Nadir

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