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Ils exigent la réouverture de la décharge intercommunale: Des centaines de citoyens ont marché à Akbou

Des centaines de citoyens ont marché, hier, à Akbou, pour réclamer une solution aux ramassages des ordures ménagères qui jonchent les artères de la ville et des villages. En effet, à l’appel de la coordination des notables de la daïra d’Akbou, des centaines de marcheurs ont battu le pavé de la deuxième importante commune, après le chef lieu de wilaya, pour exiger l’ouverture de la décharge intercommunale fermée, il y a de cela plus d’un mois, par les citoyens du village Biziou. Les notables exigent aussi des autorités de faciliter la tâche aux investisseurs qui désirent installer des déchetteries modernes dans cette localité. Il faut dire que les communes de la daïra d’Akbou sont devenues, ces derniers temps, des véritables dépôtoirs à ciel ouvert, et ce, suite à la fermeture de la décharge intercommunale, par les citoyens du village Biziou. Cela s’est produit suite à l’empêchement des citoyens de villages, relevant de la commune d’Amalou, des camions des communes d’Akbou, Chellata, Tamokra et Ighrem de déverser leurs ordures dans la décharge intercommunale qui appartient légalement à Akbou. Les arguments avancés par la population de ce grand village, par la voix de leurs comités, est «ces problèmes de pollution, odeurs nauséabondes et fumées que dégagent les ordures de la décharge». Cette décharge publique, qu’on dit pourtant contrôlée, est une plaie béante pour l’environnement où sont déversées quotidiennement des tonnes d’ordures qui dégagent des odeurs nauséabondes en plus des centaines de chiens errants qui gravitent autour et ces tonnes d’ordures brûlées dégageant aussi une fumée éparse qui pollue l’air. Les ordures non ramassés jonchent les trottoirs des communes attirants chiens et chats errants, des situations désolantes en cette période caniculaire. La commune d’Akbou a portant inscrit un projet de réalisation d’une déchetterie, mais rien n’est concrétisé. Cette APC, malgré son potentiel économique et sa manne financière importante, bute sur plusieurs problèmes de fonctionnement. Une assemblée qui boite, compte tenu de plusieurs problèmes qui gangrènent son fonctionnement. Dans cette région de la Soummam, l’environnement se dégrade de jour en jour, une dégradation visible à travers surtout les décharges sauvages qui pullulent comme des champignons. L’action de l’Etat pour éradiquer ces décharges bute sur blocages et oppositions des citoyens. Ainsi, le programme spécial de mise en place d’une vingtaine de centres d’enfouissements techniques (CET), à travers la wilaya de Béjaia, qui devaient être réalisés sont pour la plupart bloqués à cause des citoyens qui s’opposent à leurs implantation. «Ce sont des citoyens qui s’opposent à leur implantation», apprend-on de la wilaya, en nous citant la région de la vallée de la Soummam où plusieurs centres sont bloqués par des oppositions de citoyens. Pourtant, nous précise notre source, ces centres ne sont d’aucune nuisibilité pour la santé du citoyen et sont d’un apport considérable pour la sauvegarde de l’environnement. Les associations de cette région ont déjà tiré la sonnette d’alarme sur la dégradation de l’environnement en alertant sur d’éventuels cas de maladies. Ces associations s’adressent aussi aux citoyens pour un peu de civisme «car le citoyen joue un rôle très négatif dans la protection de l’environnement, on jette n’importe où et personne ne pense à créer son avenir dans la propreté», se désole-t-on encore.

À propos Hocine Smaâli

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