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Béjaïa: Le poulet prend son envol

La vague caniculaire qu’a connue la région depuis presque la fin du Ramadhan dernier a influé négativement sur les prix de certains produits alimentaires, notamment les viandes blanches en particulier. Le prix du poulet est en perpétuelle hausse au grand dam des petites bourses. Des prix qui sont passés de 260 DA/ kg pour atteindre…400 et même 420 DA/Kg dans certains endroits de la wilaya. Outre cette vague de chaleur qui a démotivé les aviculteurs, cette subite augmentation est imputée aussi « à la chute du prix des viandes blanches durant le mois de Ramadhan dont certains ont jeté carrément l’éponge », c’est un constat dressé par les responsables de la filière avicole de la wilaya qui soulignent que malgré la suppression de la TVA sur l’aliment des poussins, il reste tout de même que « le prix des médicaments et du gaz, utilisés dans les poulaillers, demeurent très élevés et reviennent trop cher aux éleveurs ». Cette augmentation des prix du poulet de chaire est dictée aussi, à en croire les aviculteurs rencontrés, par l’indisponibilité de la poulette puisque, nous dira un aviculteur de la vallée de la Soummam « la plupart des aviculteurs ont procédé à la réforme de la poulette qui a dépassé les 16 mois ». Quant au repeuplement des poulaillers celle-ci bute, nous dira encore notre interlocuteur, «à la hausse du prix d’achat qui est disponible bien sûr en dehors de la wilaya de Béjaia». A cela il faut ajouter que la demande s’est accrue sur cette viande blanche avec « la célébration des fêtes de mariage, et la canicule qui sévit ces derniers jours, des chaleurs qui ont décimé plusieurs productions. Par manque de moyens d’assurer une aération adéquate aux poulets », nous précise-t-on aussi. D’autres aviculteurs que nous avons rencontrés nous parlent aussi de l’apparition de l’épidémie de « Newcastle », qui est une maladie d’origine virale et contagieuse qui touche les volailles. Une maladie qui est apparue dans plusieurs localités comme Sétif et Bouira. Investir dans ce créneau devient par la force des choses impossible à Béjaia et le peu d’aviculteurs qui reste dans cette wilaya pourra, si cette crise persiste, déposer les clefs sous le paillasson, ne cesse d’avertir certains aviculteurs de la wilaya de Béjaia que nous avons rencontré. Ceux rencontrés, notamment dans la vallée de la Soummam, nous ont énuméré beaucoup de problèmes qui entravent le développement de la filière comme la cherté des produits vétérinaires et l’électricité. Pour la renaissance de cette filière en crise, les aviculteurs insistent sur « la disponibilité de facteurs de production et la création d’un fond de soutien pour cette filière déficitaire », en sus de l’indemnisation des aviculteurs contre les calamités naturelles et les épidémies qui ont décimé des bâtiments entiers d’élevages. Les aviculteurs qui tirent la sonnette d’alarme sur le devenir de la filière exhortent aussi les banques à accorder des crédits de campagnes pour le repeuplement des bâtiments d’élevage et l’achat de l’aliment, « des crédits jusque là refusés par les différentes banques », nous informe-t-on aussi. Rappelons que la filière avicole dans la wilaya de Béjaia compte, dans le passé, quelque 1200 poulaillers qui produisent du poulet de chair et 840 autres abritant des poules pondeuses.

À propos Hocine Smaâli

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