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Elections locales: l’heure de vérité approche «Aidez-moi à devenir maire ou P/APW». Acte 1

La période estivale tire à sa fin et les élections locales approchent à grands pas. Au désir du changement profond, succède une exigence plus directe. Les citoyens saidis veulent du neuf. On rêve de libérer les énergies et la créativité, d’instaurer de nouveaux modes de gestion et de relations…. avec le pouvoir local. Pour le moment, rien ou presque n’arrive à filtrer à propos des futurs têtes de listes pour les prochaines élections dont on dit qu’elles auront lieu au mois de novembre prochain. Mais en fonction de quelques noms qu’on avance ici et là, les saidis ne vont pas tarder à faire encore une fois un apprentissage accéléré de la complexité.
Car quelles que soient leurs issues, si tant est qu’elles puissent en avoir, celles-ci vont servir au moins à lever le voile sur le comportement de nombreuses personnes qui s’y préparent. En tous les cas, Saida vit, ces jours-ci, une ambiance agitée. Certains briguent le shapoutin de maire de la ville de Saida alors que d’autres la présidence de l’APW et la majorité d’entre eux ont refusé de partir en vacances dans le but de ne pas laisser le terrain libre à l’adversaire. Les cafés de la place publique leurs servent de points de rencontres surtout dans la soirée où la « tchatche » bat son plein. Les salamaleks et les boussboussates sont devenus le menu quotidien de ces futurs candidats dont certains jouent le rôle d’agents de propagande au nouveau wali pour attirer sa sympathie alors qu’il vient tout juste d’entamer sa mission. A Saida où tout se sait et rien ne se cache, tout le monde a remarqué que ces futurs postulants à la mairie ou à la présidence de l’APW, heureusement pas tous, sont prêts à faire alliance avec le diable pour être élu. C’est la décantation inévitable de ce que l’on nomme sans discernement la « société civile ». Ni confusion ni amalgame ! Et toutes les positions vont émerger lors de ces prochaines joutes électorales et à coup sûr, le taux de participation sera plus élevé que les précédents. Eh oui, d’abord, il y a les rentiers-rongeurs planqués dans les coins et recoins d’une administration locale qui se ruralise de plus en plus et qui sont prêts à changer de râtelier pour grignoter en toute quiétude leur rente en échange de quelques sacrifices dans leur style de vie. Afin de se voiler la conscience, ils invoquent la fatalité et il y a ces innombrables citoyens éternels spectateurs insensibles qui regardent passer l’histoire mais préfèrent passer leur temps devant la toile. Piégés comme des moineaux, ils se laissent bercer d’illusions pour chasser la peur et le regret pendant que dans les « appartements », nos hommes futurs représentants de la population qui se connaissent entre eux réfléchissent, calculent et soupèsent afin de trouver une formule qui leur fera gagner ces prochaines élections. Pour le moment, la majorité des postulants, tous connus du public local, et qui crient sur tous les toits qu’ils seront parmi les futurs élus, courent un peu partout pour arracher les promesses de voix car ils pensent qu’ils seront vainqueurs de cette course électorale qui s’approche. Une course que les observateurs les mieux avertis qualifient de « steeple-chase-politique ». Dans l’alchimie, un peu molle pour le moment, de ce prochain vote, tout le monde s’intéresse et tout semble se brouiller. Chacun veut être maire ou P/APW. D’ailleurs, les indicateurs le montrent mais il y a aussi les avis des citoyens dont certains le disent en utilisant Facebook. « Ya dine Allah », parmi ces postulants qui déclarent ouvertement qu’ils seront les prochains élus à l’orée de ces prochaines joutent qui frappent déjà aux portes, il y en a parmi eux certains qui n’ont pas compris que la gestion communale d’une ville ne se construit pas avec des  » taharoukates seria et l’argent en dessous-de-table » mais avec une sensibilité et une écoute chaque jour renouvelée. Pour le moment place au théâtre politique local.

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