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Point de Vue: Clopinantes chaînes TV en quête du rire

Nos chaînes TV ne seraient nullement épargnées d’un climat général caractérisé par la médiocrité… Cette dernière a réussi, de façon spectaculaire, à s’imposer comme mode de vie dans notre quotidien… mais pourquoi? Allez-vous m’interroger cher lecteur? Et bien, parce que nous appliquons tout à fait, le contraire, du slogan que nous avons brandi, il y a trois décennies de cela. «L’Homme qu’il faut dans la place qu’il faut». Finalement, l’on s’est surpris nous-mêmes qu’apparemment, à de rares exceptions près, que personne n’est à sa place. Et je ne trouve pas d’inconvénient de commencer par le secteur de la presse, le secteur où je travaille et où je remarque et j’apprécie… C’est du massacre qui se fait en plein jour. Retournons maintenant à notre «plat du jour», celui du «festival du rire» qui nous a été proposé en ce Ramadhan 2017…afin peut-être de nous «dégourdir» l’esprit après une pénible journée de jeûne, ayant coïncidé cette année, avec le dernier tronçon d’un printemps caniculaire. Quoi dire et quoi laisser sur ces programmes? La première appréciation que l’on pourrait émettre sur ce qui est présenté comme travail artistique, visant entre autres, à la création de chefs d’œuvres à portée socioculturelle…ne sont finalement qu’un bâclage pétrifié, voire un patchwork absurde contrefait par des gens qui n’ont, semble-t-il, aucune relation, de près ou de loin, avec l’art et la culture. Ces sketchs et ces «caméras cachées» font vraiment décevoir à donner l’envie de vomir. Et ce n’est pas mon avis à moi seul, mais beaucoup d’Algériens me partagent cet avis. L’on fait un travail, parce qu’on est payé pour ça et c’est tout…Et bien, le citoyen ne sait pas encore que cette camelote que l’on est en train de lui ingurgiter presque par la force, coûte au trésor public de l’argent considérable. Dans ce pays, il faut oser même si tu n’es pas à la hauteur du défi …Comme un illettré, n’ayant ni instruction ni culture, ne trouve pas de pudeur à oser devenir un député appelé à légiférer pour les affaires du peuple et la nation, on ne trouvera pas également d’inconvénient de se mêler aux choses de l’art, de la culture et de la société, sans pour autant avoir requis les conditions et la qualification voulues. A cela, faudrait–il ajouter d’autres maux, ayant participé de façon très claire, dans la propagation du phénomène…Le clientélisme, le népotisme, le favoritisme, le piston, l’incompétence et j’en passe puisque la liste est longue…D’ailleurs, ce sont les mêmes critères qui font la loi partout dans les autres secteurs et j’ai récemment entendu parler, que même le secteur des affaires religieuses, normalement réservé aux gens pieux, n’a pas échappé à la règle …
alkaderdz62@yahoo.fr

À propos A. BenAbdellah

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