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Célébration de Ghazouat Badr au Cabinet du P/APC d’Oran: La première bataille décisive des musulmans

Le siège du cabinet du P/APC d’Oran a abrité, avant-hier en soirée, la célébration de la bataille de Badr ou Ghazouat Badr, et ce, en présence du Maire d’Oran, M. Noureddine Boukhatem, des personnalités religieuses, des élus et cadres communaux, ainsi que des membres de la société civile oranaise. Cette belle célébration s’est clôturée par un bon «Shour». Après avoir félicité ce beau monde, le premier magistrat de la ville donna un petit aperçu sur Ghazouat Badr: «de nombreuses spéculations circulaient quant à l’importance de l’armée mecquoise. La plus modérée en estimait le nombre à environ mille hommes, tous des soldats aguerris de longue date. Les musulmans qui accompagnaient le Saint Prophète n’étaient que trois cent treize, parmi lesquels beaucoup n’avaient aucune expérience de la guerre et étaient mal armés. La majorité d’entre eux étaient à pied ou sur des chameaux. Il n’y avait que deux chevaux. Aussi pauvrement équipés en armes que peu expérimentés, ils allaient affronter une force trois fois supérieure, composée principalement de combattants endurcis. De toute évidence, c’était la plus dangereuse aventure jamais entreprise dans l’histoire. Le Saint Prophète fut assez sage de s’assurer que personne n’y prît part sans en avoir pleine connaissance et sans y mettre toute sa volonté et tout son cœur. Il leur déclara clairement que ce n’était plus la caravane à laquelle ils devraient faire face, mais à l’armée de La Mecque, et il leur demanda conseil. L’un après l’autre, ses compagnons mecquois se levèrent et assurèrent le Prophète de leur loyauté et de leur zèle, en même temps que de leur détermination à combattre l’ennemi de La Mecque qui était venu attaquer les musulmans de Médine dans leurs foyers. En effet, la bataille de Badr, du nom d’une vallée située entre La Mecque et Médine, est la première bataille décisive des musulmans. Elle marque le début des confrontations armées entre les croyants et les polythéistes mecquois. Cette bataille se déroula le vendredi 17 Ramadân de l’an 2 de l’Hégire (mars 624 de l’ère chrétienne). Une page de l’Histoire est ouverte et l’Islam part à compter de cette date à la conquête du monde entier. Tandis que le saint Prophète élaborait l’institution pratique des lois qui devaient servir, non seulement à sa propre génération d’Arabes, mais à toute l’humanité pour tous les temps à venir, les gens de La Mecque faisaient leurs préparatifs de guerre. Le Prophète préparait une loi qui apporterait à son peuple et à tous les autres la paix, l’honneur et le progrès, ses ennemis mecquois préparaient la destruction de cette loi. Leurs mauvais desseins aboutirent à la bataille de Badr. C’était pendant le dix-huitième mois après l’Hégire. Une caravane commerciale, conduite par Abû Sufyân, revenait de Syrie. Sous prétexte de protéger cette caravane, les Mecquois levèrent une grande armée et décidèrent de l’amener à Médine. Le Saint Prophète eut vent de ces préparatifs. Il reçut aussi des révélations de Dieu lui disant que le temps était venu de rendre la pareille à l’ennemi. Il sortit de Médine avec un certain nombre de ses compagnons. Personne alors ne savait si ce groupe de musulmans devrait affronter la caravane venant de Syrie ou l’armée venant de La Mecque. Le groupe comptait environ trois cents hommes. Une caravane commerciale en ce temps-là ne consistait pas seulement en chameaux chargés de marchandises. Elle comprenait également des hommes armés pour la protéger et l’escorter pendant tout le voyage. Depuis que la tension avait commencé entre les gens de La Mecque et les musulmans de Médine, les chefs mecquois apportaient une attention particulière à l’armement de leur escorte. Selon les annales, deux autres caravanes avaient pris cette route peu de temps auparavant, l’une d’elles était escortée par deux cents hommes armés, et l’autre par trois cents hommes. Il est faux d’insinuer, comme l’ont fait les historiens chrétiens, que le Saint Prophète se mit en route avec ses trois cents compagnons armés pour aller attaquer une caravane commerciale sans défense. Cette hypothèse est malicieuse et sans fondement. La caravane qui arrivait de Syrie était importante et, compte tenu de sa taille et de l’escorte dont les autres caravanes étaient pourvues, il est raisonnable de penser qu’environ quatre cents hommes armés devaient la protéger.

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