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Il veut prémunir l’Algérie contre le cataclysme qui la guette: Ouyahia dénonce le populisme et la démagogie

Ahmed Ouyahia, contrairement à ses habitudes, joue la carte de la prudence lors de cette conférence de presse tenue, hier, au siège de son parti à Ben Aknoun à Alger, à l’issue de son Conseil national qui s’est tenu durant le week-end. Ses réponses au cours de cette séance de questions-réponses étaient laconiques et ne reflétèrent nullement l’état d’âme de Ouyahia. A titre d’exemple, à notre question de savoir s’il ambitionnait d’être le successeur du président Bouteflika de par sa position d‘homme providentiel, il répondra que le seul providentiel serait le peuple qui est souverain puisqu’il est le seul acteur des événements politiques. Cependant, pas de réponse sur ses ambitions d’être présidentiable contrairement aux années précédentes où il affichait un sourire serein quand on lui posait cette question. Le contexte a changé incontestablement depuis que Sellal est remplacé par Tebboune à la tête du Premier ministère, ce qui a requis nul doute ce recul pour Ouyahia. L’essentiel de cette rencontre est que le président de la République était le seul garant dans le choix du Gouvernement de Tebboune et la perte du portefeuille du ministère de l’Industrie n’est pas un événement majeur puisque Abdesselem Bouchouareb avait accompli sa mission. Le RND ne montre aucun signe de déception. C’est un parti qui milite pour une cause juste, selon ses convictions politiques, de par sa singularité d’être né dans un combat. Il est embarrassant, selon Ahmed Ouyahia, de verser dans des considérations qui ne mènent nulle part car selon lui, le RND «réfute les tchaklalates locales». Son scepticisme est, par contre, apparent lorsqu’il se projette à moyen terme pour crier au cataclysme et le recours inconditionnel au FMI où il en a profité pour exprimer ses craintes à ce lendemain incertain. Pour ce qui est de sa représentativité au Gouvernement de Tebboune avec seulement 03 portefeuilles au lieu de 05 que sont la Culture, les Moudjahidines et la Formation Professionnelle, il considère que le choix revenait au premier magistrat du pays qui, selon lui, ne peut consulter un parti pour constituer le Gouvernement et que par conséquent, ce n’est pas une tarte où chacun doit négocier sa part de gâteau et le limogeage du ministre MPA du tourisme est un non événement puisque le président n’est pas responsable de la gestion du dossier mais plutôt les services concernés et les structures, habiletés à le faire. Il ne s’agit ni plus ni moins que d’une «faille» de taille, renchérit-il. «Ce sont des choses qui arrivent et l’urgence était de remédier à cette lacune», explique-t-il. Ahmed Ouyahia qui rejette de facto ce qu’il a qualifié de démagogie et de populisme, se dit être plus préoccupé par l’avenir du pays et par sa représentativité au niveau de la Chambre basse parce que le choix des élus est plus que primordial dans le vote des projets de loi. Selon ses propos, il critique l’opposition au Parlement qui interdit l’adoption des lois de finances. Le Rassemblement est inquiet de ce qu’il a qualifié de magma ambiant dont lequel évolue le populisme tant «qu’il n’y aura pas des voix qui s’élèvent contre ce populisme et cette démagogie». Néanmoins, il plaide pour l’ouverture d’un débat national économique et social grâce à la confrontation des idées des uns et des autres. En ce qui concerne la visite du président français, Macron, en Algérie, il dit être informé par le communiqué de la Présidence et ce sont ces deux présidents qui doivent établir l’ordre du jour de cette rencontre selon les intérêts des uns et des autres. Il se dit agacé des papotages devant l’émergence d’un monde nouveau et fragile à cause des nouvelles technologies.

À propos Nadira FOUAD

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