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Point de Vue: Priorité à «notre ami le roi»

Avant l’Algérie, ça sera le Maroc et bien sûr après le Maroc, ce sera l’Algérie. Macron, le jeune président fraîchement élu, sera dans quelques jours à Rabat. Entre un M6 ayant hérité de son défunt père, en plus d’un Maroc tout entier en forme de propriété privée, une «amitié spéciale» avec une France, ex-force d’occupation et ce jeune président apparemment sans connaissance profonde des dossiers maghrébins brûlants, ça va parler de quoi en fait? Je ne veux pas faire comme d’autres, ayant passé et perdu beaucoup de temps et d’énergie, à spéculer sur le fait que le président français avait choisi Rabat comme première sortie vers le Maghreb et non pas l’Algérie. J’ai laissé cette «rumination mentale » à ceux qui s’identifient à ce genre de choses…. Et donnent, par la même occasion, grandement de l’importance à ces actes, relevant du choix et des calculs d’un président et de son entourage conseiller.… Les sources d’informations prétendent que deux questions parmi d’autres seraient inscrites dans l’ordre du jour des deux chefs d’Etat. D’abord, le vieux conflit du Sahara Occidental ayant commencé avant que Macron ne soit venu au monde et ensuite le cas de ces malheureux Syriens ayant fui les atrocités du conflit dans leur pays pour se retrouver en face de la nonchalance de leurs «frères», dans la religion et dans le sang…et qui sont coincés à la frontière des deux pays… Voilà Macron est venu pour marquer l’ascendant qu’exerce toujours son pays ou sa puissance sur «ses indigènes». Et voilà, lorsque ces derniers se trouvaient dans l’incapacité de trouver un terrain d’entente sur le devenir de cette poignée d’errants et malchanceux syriens, il a fallu l’intervention de Paris… Pourtant, rien ne laisserait penser que l’on est, à ce stade, incapable de trouver les solutions adéquates à des insignifiants problèmes. Que le président français commence par le Maroc ou vice versa… ce denier est, avant tout, en train de faire tout ce qui a trait à l’intérêt de son pays. Il est supervisé par tout un système politique pour lequel il est appelé à rendre compte. Pourtant, juste avant les élections, c’est-à-dire pendant la campagne des présidentielles, il a fait un saut à Alger, pour nous laisser croire qu’il est «l’ami de l’Algérie». Nous, et sans chercher à savoir ce qu’il voulait dire par «amitié», avons pris cette parlotte pour argent comptant… et en y croyant toujours.
alkaderdz62@yahoo.fr

À propos A. BenAbdellah

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