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L’Algérie et plusieurs autres pays appellent au dialogue: Grave crise dans le Golfe

Décidemment entre les pays du Golfe c’est le dialogue des sourds. Plusieurs pays ont en effet exprimé mardi leurs préoccupations sur le bras de fer qui oppose l’Arabie et cinq de ses alliés dont l’Egypte d’une part et le Quatar de l’autre. Ils ont massivement appelé au dialogue pour mettre fin à cette sordide mésentente. Ils cherchent à pallier à cette incroyable histoire de dégradation des rapports entre certains pays du Golfe et le Quatar. Une histoire comme sortie du hasard et à laquelle pourtant n’accordent que peu de crédit les spécialistes des questions du moyen Orient. Cette tension est allée au point d’obliger des pays du Golfe à rompre tous liens diplomatiques avec Doha. Ils ont décidé d’isoler l’émirat en fermant leurs frontières avec lui et qu’ils accusent de soutenir le « terrorisme ». Ce qui n’a pas été sans enclencher une crise sans précédent au Golfe soit la plus grave depuis la création du Conseil de coopération du Golf (CCG). L’Algérie, la Turquie et, à des proportions gardées, le Koweit considèrent normales les divergences entre Etats. Par conséquent, elle appelle à adopter le dialogue comme seule issue à leurs différends. Des crises au Golfe, il y en avait eu comme celle qui avait opposé l’Iran et l’Arabie saoudite en 2016 ou la pire celle de l’Irak- Iran qui avait débouché sur un conflit. Or, si le contexte n’est plus le même, il y a, bel et bien, risque d’implosion dans le Golfe à cause du nombre d’Etats qui sont en litige. L’Algérie qui n’a pas failli à ses traditions, est montée au créneau pour exprimer sa « grande préoccupation » quant à ces événements et leurs répercussions sur l’unité et la solidarité du Monde arabe. L’Algérie n’est pas allée de main morte pour réitérer ses appels à l’ensemble des pays concernés à adopter le dialogue comme seul moyen de régler leurs différends et de transcender les divergences qui peuvent naturellement surgir dans les relations entre Etats ». L’Algérie a appelé la nécessité d’observer, en toutes circonstances, « les principes de bon voisinage, de non ingérence dans les affaires internes des Etats et du respect de leur souveraineté nationale », a indiqué un communiqué du ministère des Affaires étrangères. « L’Algérie reste confiante que les difficultés actuelles ne peuvent être que conjoncturelles et que la sagesse et la retenue finiront par prévaloir tant les véritables défis qui se dressent devant la marche des pays et des peuples arabes vers une solidarité agissante et une unité effective sont nombreux dont le terrorisme n’est pas des moindres », a conclut le communiqué. Dans un effort diplomatique qui lui est coutumier, le président turc Recep Tayyip Erdogan, a entrepris et a tenté de résoudre « cette dispute entre amis et frères (la crise entre Doha et ses voisins du Golfe), dans l’esprit de ce mois sacré du ramadan », déclare le porte-parole de la présidence turque Ibrahim Kalin dans un communiqué. Il a affirmé que la Turquie était prête à « assumer ses responsabilités dans les prochains jours et semaines » pour faciliter un règlement, exhortant les pays du Golfe a résoudre leurs problèmes par « les négociations, le dialogue et la communication ». Le vice-Premier ministre Numan Kurtulmus avait indiqué lundi que M. Erdogan s’était entretenu au téléphone « avec plusieurs dirigeants étrangers » pour tenter de trouver une issue au différend concernant le Qatar. Pour rappel l’Arabie et cinq de ses alliés dont l’Egypte, ont accusé l’Emirat de soutenir le « terrorisme ». Ce a qui eu pour effet de provoquer une crise diplomatique majeure au Moyen-Orient. La Turquie entretient des rapports privilégiés avec le Qatar, mais a aussi de bonnes relations avec les autres monarchies du Golfe, notamment l’Arabie saoudite. Etant dans la même situation, le Koweït a déployé des efforts considérables pour remédier à cette crise. Dans une apparente tentative de médiation, l’émir du Koweït, cheikh Sabah al-Ahmad Al-Sabah, a reçu un émissaire saoudien et s’est ensuite entretenu au téléphone avec le chef d’Etat du Qatar. Cheikh Sabah a appelé l’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, pour l' »exhorter à la retenue » et à « ne prendre aucune mesure qui pourrait envenimer » la situation, a précisé Kuna. L’Iran, pour sa part, a appelé le Qatar et ses voisins du Golfe à « un dialogue franc » pour résoudre leurs différends. « La résolution des différends dans les pays de la région, y compris les problèmes actuels entre les trois voisins du Qatar et ce pays, n’est possible que par des moyens politiques et pacifiques et un dialogue franc entre les parties », indique un communiqué de Bahram Ghasemi, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères. « L’usage de sanctions dans le monde interdépendant d’aujourd’hui est inefficace, inacceptable et condamnable », a-t-il ajouté. Il a appelé à éviter l’émotion et de s’en remettre à la sagesse afin d’aller vers la paix et la désescalade », a affirmé le porte-parole. Selon lui, les tensions « ne bénéficient à aucun gouvernement de la région et menacent les intérêts de tous » alors que le Moyen-Orient et le monde « souffrent de l’expansion du terrorisme ».

À propos B.Habib

Un commentaire

  1. Savez vous que ces monarchies ABSOLUES du Golfe persique « les vrais Arabes » ignorent complètement votre existence, ils considèrent les Nord Africains comme des (ARABES) de seconde zone…!!!
    La chimère de la nation (ARABE) invention de Michel AFLAQ le guitariste chrétien libanais (arménien) vient de s’évaporer,
    Vous vous complexez devant eux, alors que leurs histoire est pleine de LACHETES.
    Les vrais ARABES ont toujours abdiqué devant les puissants (voir SEYKES PICOT) ce qui n’est pas le cas des AMAZIGH,….. !!!

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