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Après le sit-in devant l’ARAV à Alger: Des lectures à la pelle

L’opinion nationale ne comprend nullement l’attitude adoptée par les contestataires devant l’ARAV à Alger avant-hier, venus dénoncer l’«ignominie» de la chaîne Ennahar et se retrouvent en train de huer le conseiller et frère du président de la République, venu dénoncer «les pratiques contraires aux principes de la déontologie» et pour exprimer son entière solidarité avec l’écrivain Rachid Boudjedra concernant les attaques dont il a fait l’objet dans le programme de caméra cachée de la chaîne de télévision privée. Cependant, les observateurs avertis accusent la mainmise de H’mida Layachi, ex-directeur du journal Algérie News, d’être derrière cette cabale orchestrée contre le frère du président. Beaucoup de zones d’ombre rendent ce sit-in et cette démarche de ce qui est qualifié de réponses aux agissements de ladite chaîne, un mystère a élucidé. Cela suppose-t-il qu’il aurait lâché notre confrère et directeur de cette chaîne, Anis Rahmani, allias Mohamed Mokadem, qui fait de la propagande au clan présidentiel à travers ses émissions et programmes politiques. Sur sa page facebook, la directrice du journal El Fadjr, Mme Hadda Hazem, s’interroge: pourquoi Boudjedra avait-il accepté de se rendre à cette émission et combien de temps est passé entre le tournage et la diffusion? Les réseaux sociaux se sont soulevés contre les pratiques anti professionnels adoptées par la chaîne de télévision dans l’immixtion de la vie privée des gens et surtout dans la violence que revêtent ses programmes empreints de méthodes jugées «daeschiennes». Le président de l’ARAV, Zouaoui Benhamadi, a reçu l’écrivain Rachid Boudjedra, accompagné du journaliste H’mida El Ayachi et du poète Achour Fenni en tant que représentants du groupe d’intellectuels et de journalistes signataires de la pétition qui a circulé à Alger, suite au sit-in qu’ils avaient organisé devant le siège de l’ARAV en solidarité avec Rachid Boudjedra. L’ARAV a souligné la nécessité d’éviter «la diffamation, l’injure et la violence dans toutes ses formes dans les programmes de caméra cachée», rappelant que les responsables de ces programmes sont soumis aux lois de la République. L’ARAV a, en outre, rappelé avoir averti ces chaînes, à la veille du mois sacré, après avoir reçu certains de leurs représentants en leur demandant d’éviter de telles pratiques en violation de l’éthique et de la déontologie journalistique. L’on s’interroge alors sur le rôle que peut jouer Zouaoui Benhammadi, président de cette autorité qui vient de déclarer n’ayant aucun moyen pour réagir et que seule la tutelle aurait toute l’attitude d’y trancher. Seulement, il est important que la justice reste l’ultime recours pour ester les cas de diffamation, selon le code pénal et le code de procédures pénales et qu’une Autorité de régulation ou un pseudo conseil ne peut venir à la rescousse devant l’absence de professionnalisme et de connaissances de journalistes et citoyens de leurs droits devant les cas de diffamations et affabulations mensongères.

À propos Nadira FOUDAD

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