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Sécurisation des examens de fin d’année: 66.000 policiers mobilisés

De même que de nouvelles mesures sont communiquées aux walis. La télésurveillance et le brouillage des communications lors des examens sont parmi ces dispositions pour la sécurisation des épreuves et éviter la triche. A analyser de près les chiffres, on consent à admettre que l’Etat est bel et bien décidé à mettre le paquet pour la réussite de ces examens ou plutôt de qu’il en reste, le BEM et le Bac notamment. Côté effectif, 66.000 policiers seront chargés d’assurer la sécurisation des examens de fin d’année 2017 dont il reste le BEM et le Bac qui sont deux épreuves considérées déterminantes. Plus de 52.000 policiers sont désignés pour la sécurité des épreuves. Normalement, de tels chiffres devraient donner à réfléchir et renseigner sur les efforts et la stratégie optée par la DGFSN afin d’assurer la réussite de ces joutes. Un défi lancé par la DGSN et le ministère de l’Education nationale, qui passe par la sécurisation des examens de fin d’année. D’ailleurs, le point relatif à la sécurisation de ces examens a été un point culminant à l’ordre du jour des réunions précédentes tenues par les directeurs d’Education des 48 wilayas avec les chefs de centre d‘examen en présence des walis territoriaux. C’est également le pari tenu par le ministère afin de réussir les examens de fin d’année notamment le BEM prévu ce dimanche et le Bac dès le 14 juin. Tout compte fait, on constate au niveau des wilayas une présence en force de l’escorte des sujets et des feuilles d’examens ainsi qu’au niveau des institutions concernées comme les sièges d’Education et les centres d’examen. Jamais de mémoire, ces examens n’ont suscité un déploiement aussi remarqué en matière de sécurisation des édifices publics concernés et des sujets d’examen. Dans ce registre, il faut noter que pas moins de 66.000 policiers seront mobilisés pour la sécurisation des examens de fin d’année et l’escorte des convois d’acheminement des sujets. Rien que pour le Bac, 14.947 agents ont été dépêchés selon le directeur adjoint de la sécurité des édifices publics et représentations diplomatiques et consulaires à la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), le Commissaire divisionnaire, Khatir Rezk Allah. Intervenant lors du Forum de la Sûreté nationale à l’Ecole supérieure de police « Ali Tounsi », M. Khatir Rezk Allah a indiqué que les « autorités ont décidé de gagner le pari de la sécurisation des examens notamment du Baccalauréat. De ce fait, le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, a été chargé de superviser toutes les mesures de sécurisation des examens nationaux, à travers la mobilisation de 66.000 policiers, tous corps confondus, dont 52.258 pour la sécurité du déroulement des épreuves et 14.000 policiers assureront les 4.000 opérations d’escorte de l’acheminement des sujets par les voies terrestre et aérienne ». M.Khatir a mis en avant le concours important de la DGSN pour les besoins cette mission. Il précisera que sur un total de 2.518 centres d’examen, 2.185 sont sécurisés par les services de la police outre la mobilisation de 14.947 agents pour les épreuves du BAC, 11.051 pour les Brevet de l’enseignement moyen et 26.270 pour l’examen du cycle primaire. Concernant le Baccalauréat, le Commissaire divisionnaire a fait état de nouvelles mesures communiquées aux walis, après approbation de la commission nationale composée des divers corps de sécurité et installée par le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, en vue de dégager les mécanismes efficaces à même de sécuriser ces examens. Ces mesures dont l’élaboration a duré près d’une année, comprennent des dispositions sécuritaires rigoureuses au niveau des centres d’impression des sujets des épreuves. L’Office régional d’impression des sujets, à Kouba, s’est modernisé. Il a été doté d’un système de vidéosurveillance. Des appareils de brouillage des téléphones mobiles ont été installés. Un détecteur de métaux et un scanner ont également été installés à l’entrée de l’Office. Ce dernier a été aménagé en deux zones, une zone verte gérée par ses propres services de sécurité et une zone rouge gérée par 40 policiers dont 8 spécialisés dans la vidéo-surveillance sous l’autorité d’un commissaire principal et dont l’accès est interdit aux non détenteurs d’un badge. Le Centre régional des examens et concours de Batna chargé de l’élaboration des sujets de réserve est soumis aux mêmes dispositions. 19 policiers veillent à leur application. L’intervenant a, par ailleurs, fait état de l’ouverture de 16 centres pour le dépôt anticipé des sujets dans le sud algérien avant leur distribution à travers les centres d’examen. Ces centres seront placés sous une surveillance mixte (policier, gendarme et responsable du ministère de l’Education nationale). La nouveauté est que les sujets d’examen ne passeront pas la nuit dans les centres d’examen, a-t-il dit. On précise que les sujets seront gardés dans 50 salles équipées d’un système de vidéosurveillance et d’un système de brouillage au niveau des directions sous la supervision d’un policier et d’un gendarme. L’acheminement des sujets fera l’objet d' »une escorte sécuritaire continue et permanente jusqu’à la remise aux candidats sans aucune faille possible », a-t-il ajouté. En répondant aux questions des journalistes, Khatir Rezk Allah a indiqué que « la connexion d’Internet ne sera pas coupé durant les épreuves de Baccalauréat cette année », ajoutant que des cellules de veille et de suivi qui comprennent des équipes spécialisées dans la lutte de la cybercriminalité » seront au pied d’oeuvre sous les autorités de l’organe national de prévention et de la lutte contre les infractions liées aux technologies de l’information et de la communication pour suivre les activités des utilisateurs des réseaux sociaux et contrer toute tentative de fuite des sujets en un temps record et de poursuivre les contrevenants ». Au sujet de la possibilité d’installer des caméras de surveillance au niveau des centres d’examen, le commissaire divisionnaire a révélé que les walis ont été instruits pour coopérer avec les sociétés de surveillance afin d’exploiter leurs équipements et moyens à cet effet. Concernant la tricherie enregistrée durant l’examen du fin de cycle primaire, le responsable a ajouté que « les sujets de l’Arabe et du Français ont été mis en ligne sur les réseaux sociaux mais il n’y a pas eu de fuites », relevant que « les investigations se poursuivent sur ce sujet ».

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