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Point de Vue: Larmes infantiles

Effectivement, nous nous insurgeons contre la violence subie par les enfants, que ce soit nos enfants, ou tous ces enfants de l’humanité de par le monde, sans distinction de race, de religion ou de culture. Ce sont les premiers qui payent les conséquences des affres des guerres et des conflits dont, ils ne sont même pas conscients. Mais, nous devrons quand même, nous insurger, avec cents fois plus d’ardeur, contre l’insuffisance des mesures prises en vue de parer contre le phénomène. En plus nous devrons nous insurger surtout, contre les lois qui n’existent effectivement que sur le plan théorique. Dans un monde régit par le droit de la force et non par la force du droit, un enfant de par sa nature faible psychologiquement et physiquement, doit logiquement, constituer le maillon faible de la chaîne. Un organe Onusien -UNICEF), une journée mondiale consacrée à l’enfance, d’autres organisations similaires agissant sur les plans régionaux et nationaux, s’étant donné comme tâche de s’occuper de la condition des enfants, et en dépit de tous les efforts déployés, depuis plus de soixante dix ans, l’on se trouvent constamment dans l’incapacité de venir au bout des problèmes de l’enfance. Cela ne serait pas une tâche facile d’étaler tous les malaises relatifs à l’enfance de par le monde. Ce n’est pas uniquement les conséquences des guerres et des conflits ou de la famine. Les embarras de l’enfance existent même dans les contrées les plus pacifiques ou les plus développées. En Algérie par exemple, existe un arsenal de lois, qui ne sont que peu ou pas du tout appliquées. Un arsenal juridique à faire envier les plus démocratiques des pays du monde, mais quand il s’agit de la mise en application de ces lois, alors là, c’est une autre paire de manche!!!. En plus, il existe tout un département ministériel, celui de la Solidarité nationale, chargé de s’occuper des problèmes de l’enfance et de la famille. En justice, il existe même au niveau de chaque Tribunal, une Chambre traitant des affaires des mineurs. Le Ministère de l’Education nationale n’est autre qu’un Département de l’Etat, dont la mission première est d’enseigner et éduquer les enfants. Mais, tout ça, n’a pas empêché que des enfants subissent des mauvais traitements, de la violence, et des fois plus grave que ça, l’agression et l’abus sexuel. Oui, l’Etat a mis un dispositif juridique des plus développés en vue de protéger l’enfant, mais, c’est toujours le problème de l’application de ces lois qui s’impose en fin de parcours. Une société plus encline aux coutumes, au cloisonnement familiale, à la protection de l’honneur, n’est pas prête à reléguer cette mentalité ancestrale pour la substituer à la mentalité des lois…

alkaderdz62@yahoo.fr

À propos A. BenAbdellah

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