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Amara Benyounes réagit au limogeage du ministre du Tourisme: L’affaire se complique de plus en plus

L’éviction du gouvernement du nouveau ministre de Tourisme et de l’Artisanat continue de faire des vagues. Un départ resté en travers de la gorge du jeune ministre Mesaoud Benagoune et de son parti politique le MPA duquel il est issu. A priori, il semble bel et bien que les choses s’accélèrent et tout porte à croire que cette affaire risque de faire couler beaucoup d’encre à analyser la tournure des réactions et des déclarations qui fusent par là et par ci. Une affaire en tous cas qui risque de prendre un caractère politique opposant un parti agréé et les hautes instances, estiment les observateurs de la scène politique. Ce parti qui parle dans un communiqué de « machination » à propos du limogenage de son cadre, avait participé aux dernières élections législatives du 4 mai 2017. A l’évidence, en réaction au départ de son ministre du gouvernement, le Mouvement populaire algérien (MPA) a rompu le silence. Le parti de Amara Benyounes s’est exprimé ce lundi 29 mai sur le limogeage de Messaoud Benagoune du poste de ministre du Tourisme et de l’Artisanat. Un communiqué a été publié par ce parti politique et dont la signature serait normalement attribuée à son secrétaire général Benyounes. Dans ce communiqué publié dans l’après-midi, le parti d’Amara Benyounes dénonce implicitement ce limogeage et persiste et signe.
Il laisse entendre qu’il n’entend pas faire marche arrière et assure qu’il prend la défense de son cadre. Amara Benyounes laisse entendre qu’il ne veut pas faire de concession. Il dresse le portrait politique et le parcours d’un jeune promu ministre. Benyounes rappelle aussi que son cadre et militant a rempli toutes les obligations légales pour être ministre. Il note dans ce registre, que son cadre a un casier judiciaire vièrge. Il rappelle que Messaoud Benagoune était «Secrétaire général du Mouvement national des étudiants algériens, syndicat agréé après enquête du ministère de l’Intérieur et du ministère de l’Enseignement supérieur (…)». Il ajoute qu’il «s’est présenté aux élections législatives dans la wilaya de Batna le 4 mai dernier et à ce titre il a satisfait à toutes les obligations légales et il a notamment présenté un casier judiciaire vierge». Le MPA dit avoir proposé son nom et ceux d’autres militants du parti avec leurs CV pour le gouvernement. «Le choix du Premier ministre (qui) s’est porté sur Monsieur Benagoune dont le casier judiciaire et le diplôme seront rendus publics». «Dans tous les cas de figure, la responsabilité de l’enquête ne peut incomber à notre parti», lance-t-il. Le MPA évoque ensuite une «machination diabolique» qui a «jeté en pâture l’honneur d’un jeune militant dont le seul crime est de vouloir servir son pays».
«Qui sont ces commanditaires qui cherchent à tromper l’opinion publique par des contrevérités infamantes ?» «Qui sont ces commanditaires qui, au nom de la lutte contre la corruption, cherchent à salir un parti politique ? Non Messieurs, Messaoud Benagoune n’est ni un délinquant, ni un corrompu. Si vous cherchez des corrompus et vous le savez, ils ne sont pas chez nous», lâche le MPA. Reste cependant à savoir jusqu’ou ira cette affaire et quelle sera la suite de cette volte face qui risque de meubler l’actualité de ce mois de ramadhan.

À propos B.H.

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