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Point de Vue: Le marché du pétrole vers le dénouement

Le prix du pétrole vient aujourd’hui de faire une petite montée. D’une perspective globale, cette percée ne saurait signifier quelque chose de très important, mais quand même, elle peut révéler certains aspects du marché des hydrocarbures. Il aurait suffi d’une déclaration – oui bien lire d’une déclaration- d’un homme politique d’un Etat pétrodollars pour que le marché du pétrole se meuve. D’autant plus que ladite déclaration a été faite dans un pays, un autre géant des hydrocarbures: la Russie. Le problème des pays exportateurs du pétrole, Opep et non Opep, réside dans les faits qu’ils ne disposent pas de leur souveraineté et celle de toute évidence de leurs décisions. Les pressions viennent de toutes parts des grandes puissances dont toute hausse des prix des hydrocarbures serait abominable et ne conviendrait jamais à leurs économies qui en sont affreusement dépendantes. La cause c’est que la majorité des pays du cartel du pétrole appartient à la sphère tiers-mondiste: américano-afro-asiatique. De façon générale faible et incohérente. Les grandes affaires du monde, pétrole et gaz compris, sont gérées par les grandes puissances de ce monde ou par les Institutions spécialisées: ONU-FMI-BM. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il a tout le temps fallu des efforts sans égal pour que l’on réussisse une entente chez les membres du cartel de l’Opep. C’est uniquement lorsque les grandes économies auraient besoin de l’écoulement de leurs marchandises et leurs productions industrielles, qu’elles laissent monter ou permettent la hausse des prix du baril. Ils savent pertinemment que cet argent en provenance de la rente va, en grande partie, être investie dans l’importation, que ce soit pour s’équiper, pour se nourrir ou bien aller passer les vacances et dont ils sont les principaux exportateurs. Même une partie de cet argent qui va être détournée –ou tout simplement volée- trouverait refuge dans les banques de ces pays. La tragédie des pays exportateurs en grande partie ne réside pas dans le fait de la hausse ou de la baisse du prix du baril, mais regrettablement dans la dépendance «maladive» de ce baril. Il n’y a, à vrai dire, que ceux qui sont atteints d’une cécité politique, se laissent croire à ce genre de balivernes. Dans les quinze dernières années, nous avons été témoins en Algérie, du meilleur des cas à méditer ou à étudier. Plus de mille milliards de dollars de rente et dès le premier jour de la dégringolade, c’est la panique. On a commencé à courir à droite et à gauche. La première cible, c’était le pauvre, le simple citoyen, qui doit éructer tout ce qu’il a mangé pendant la période des vaches grasses.
Alkaderdz62@yahoo.fr

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