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Point de Vue: Serions nous vraiment dans de besoin d’un Macron ?

Voilà maintenant, et comme l’on pressentait les événements, il y a quelques mois, Macron a eu raison de sa redoutable adversaire, la fille à son papa dont l’unique but ne serait autre que de débarrasser la France de ses immigrés. C’est d’ailleurs, peut-être la raison pour laquelle les autorités algériennes avaient préféré, sans le dire explicitement, le candidat à la présidentielle Emmanuel Macron. Ce dernier avait, rappelle-t-on, fait – «un pèlerinage» à Alger pour se prémunir de la baraka et se remplir les poches de l’élixir pour bien se tenir dans les tourments des élections qui s’avéraient déjà acharnées. Les autorités avaient de leur côté donné le mot d’ordre qui avait retenti sur toutes les colonnes de la presse: «Macron est ami de l’Algérie». Mais, que pourrait-il faire ce Macron pour l’Algérie de mieux que son prédécesseur? Comment cette «amitié» tant vantée, serait-elle traduite dans la réalité de façon à ce que le peuple algérien aille compter les bénéfices avec ses doigts? Depuis l’indépendance du pays, tous les présidents de la France ont été, parait-il, et jusqu’à preuve du contraire, «des amis» de l’Algérie, De Gaulle compris. Mais seulement, j’aimerai personnellement savoir que devrions-nous entendre par le mot «amitié» et quel sens l’on lui avait donné? En somme, l’on est dans la politique, où pratiquement rien ne devrait avoir un sens précis et clair. Une chose? Macron saurait-il casser le carcan de l’orgueil français en vue de présenter les excuses tant attendues par les Algériens, de l’Etat français au sujet des crimes qui ont été commis en Algérie pendant la période coloniale? Ou seulement le nouveau locataire de l’Elysée va-il se contenter d’augmenter de quelques centaines, le nombre de visas octroyés aux Algériens en signe «d’amitié? Sur le plan investissement: Y aurait-il du pain sur la planche de Macron, concernant des nouveaux projets d’investissement en Algérie? L’on entend par investissements, des projets à caractère technologique scientifique voire industriel et non pas des succursales locales de supermarchés de l’Hexagone en vue de servir et consommer français. Wait and see, disait l’expression anglaise. Nous avons, en tous les cas, devant nous, tout un mandat, avec ses années et ses mois, pour voir de quel genre d’amitié avec l’Algérie s’agirait-il? Pour ce qui est du bilan des expériences passées, l’Algérie n’avait encore rien gagné des précédentes «amitiés». Peut-être que cette fois, l’on va gagner avec Macron le nouvel «ami»? Qui sait?

alkaderdz62@yahoo.fr

À propos A. BenAbdellah

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