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Point de Vue: Islamistes: le redéploiement

La nouvelle carte politique du pays vient de se redessiner, suite aux dernières législatives. Des partis se sont revus à la hausse, d’autres par contre ont tout bonnement fléchi. D’autres à la rigueur ont conservé leur stabilité. Le HMS (ex Hamas), de son fondateur et théoricien feu Cheikh Nahnah, a eu cette fois l’occasion de créer la surprise. Il est désormais le troisième dans le hit-parade des partis ayant vraiment une audience au niveau populaire. Le courant islamiste de façon générale, le HMS compris, est bien positionné pour pouvoir contrebalancer les situations au niveau de la Chambre basse du Parlement. Donc, les alliances s’imposeront d’elles-mêmes au cours du prochain mandat. D’abord, une alliance du duo FLN – RND en plus des partis tournant dans l’orbite FLN tels que par exemple, le Taj de Ghoul ou les autres partis se réclamant du «Programme du président de la République», sont, parait-il, également très disponibles en vue de réduire à zéro toutes tentatives de mettre les bâtons dans les roues à la coalition gouvernementale. Même une tendance anti-pouvoir qui serait peut-être constituée des formations islamistes d’une part et le FFS- RCD d’autre part, n’arrivera jamais à apprivoiser l’imposante autorité des gens du sérail. L’antagonisme est de fond entre les islamistes et ces deux derniers. Il s’agit de divergences purement idéologiques. Le duo au pouvoir depuis toujours, est constamment soutenu parce qu’on appelle l’Etat profond avec son redoutable et bureaucratique corps administratif, dont font partie les corps constitués de l’Etat. Pour ceux qui ne savent encore, c’est quoi le FLN et le RND. Et, bien ce sont l’Etat lui-même. Nous avons tenu à expliquer dans des chroniques précédentes que celui qui croit que le FLN et le RND sont des partis comme les autres, et bien, celui-là ne connaît rien de la politique nationale de l’Algérie, de l’après 1992. Le rôle déterminé pour les autres, c’est bien «d’assaisonner» les plats et d’embellir le décor de la scène politique. On a quand même, besoin d’autres partis plus au moins importants afin de donner l’aspect d’une démocratie où toutes les catégories idéologiques et culturelles sont représentées. On a également besoin d’autres partis «lièvres» afin de donner à la farce son aspect tragi-comique et divertissant. Ils sont entraînés à jouer, selon les circonstances, au faux allié ou au faux opposant. L’essentiel pour ces derniers, c’est qu’ils soient rémunérés à la fin de chaque présentation. Ils n’ont pas de programme politique propre .Faute de quoi, ils soutiennent les programmes des autres. Et, faute d’alternative également, le pays va continuer sa traversée du désert, en ordre serré vers nulle part.

alkaderdz62@yahoo.fr

À propos A. BenAbdellah

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