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A l’appel de l’Intersyndicale: Les travailleurs ont marché à Béjaia

Placée sous le signe de «la marche de la dignité», des centaines de travailleurs ont pris part, hier, à la marche à laquelle a appelé l’intersyndicale à l’occasion du 1er mai, en commémoration de la journée mondiale du travail. Une marche qui s’est ébranlée du stade de l’unité maghrébine (OPOW), en passant par plusieurs quartiers de la ville de Béjaia, avant d’arriver devant le siège de la wilaya. Ainsi, les travailleurs Algériens ont célébré cette Journée internationale des travailleurs, qui coïncide avec le 1er mai, sous le signe de la protesta et l’intersyndicale, une coalition qui compte 15 syndicats autonomes de différents secteurs d’activités, a choisi cette date pour exprimer «le mécontentement des travailleurs qui revendiquent l’amélioration de leur situation socioprofessionnelle», nous dira un syndicaliste que nous avons accosté lors de cette manifestation. Pour un responsable du syndicat national des travailleurs de l’éducation et de la formation (SATEF), le choix de la date du premier mai qui est «un symbole de lutte» et de dire que «les travailleurs Algériens ne sont pas en fête mais plutôt en deuil». Sur les banderoles portées par les manifestants on pouvait lire: «Oui au maintien de la retraite anticipée», «Annulation de la nouvelle loi sur la retraite», «non au nouveau code du travail» et «Pour la protection du pouvoir d’achat des travailleurs». L’intersyndicale a choisi ainsi la date symbolique du 1er Mai pour relancer ses revendications portant sur les dossiers de la retraite, de la loi du travail et du pouvoir d’achat des travailleurs. Arrivés à l’esplanade Saïd Mekbel, les responsables des différents syndicats autonomes, initiateurs de la marche, ont pris la parole pour rendre hommage aux travailleurs qui ont battu le pavé et appeler, unanimement, à l’union des travailleurs pour «continuer la lutte». Les orateurs on dénoncé «la politique économique prôné par le gouvernement» en soutenant que cette orientation obéit «aux injonctions de la finance internationale» dont «la déréglementation et la pointe avancée du processus de remise en cause de la reconnaissance juridique de la force du travail», dira un représentant du comité de solidarité avec les travailleurs de la wilaya de Béjaia. Les représentants de l’intersyndicale ont aussi évoqué «l’entêtement des pouvoirs publics à ne pas répondre favorablement aux doléances soulevées par les fonctionnaires et de fermer la porte à la négociation», ce qui rend, à leurs yeux, «très difficile la lutte syndicale» en réaffirmant leur «détermination à poursuivre la lutte pour la création d’un front commun pour faire face à la situation actuelle difficile des travailleurs». Les syndicalistes ont appelé aussi les travailleurs à «adhérer à la lutte et être derrière les syndicats pour protéger les acquis et satisfaire les revendications» dont l’abrogation de la loi sur la retraite et celle du code de travail constituent les points phares de la revendication. Les syndicats autonomes de l’éducation qui ont pris part à cette marche ont, pour leur part, dénoncé le projet du code de travail qui est «l’exemple le plus illustrant de l’offensive contre les acquis de la classe ouvrière, qui fragilise d’avantage le pouvoir d’achat et la flexibilité du marché du travail» en appelant à réhabiliter le secteur de la fonction publique qui «aura à matérialiser la république et consacrer l’égalité des citoyens devant la loi». Il convient de rappeler que les syndicats autonomes représentant divers secteurs, dont l’administration, l’éducation et la santé, ainsi que certains syndicats d’entreprises du secteur économique affiliés à l’intersyndicale, ont, aussi décidé de saisir le Conseil constitutionnel au sujet de la nouvelle loi sur la retraite, entrée en vigueur, jugée «anticonstitutionnelle».

À propos Hocine Smaâli

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